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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Brocken für die Zweisprachigkeit

Posted on décembre 16th, 2011 by Klapperstein

« Petit rappel historique, en 1990 par exemple, les deux Conseils généraux alsaciens ont adopté à l’unanimité un texte intitulé « le bilinguisme, grande cause régionale ». Une grande cause régionale qui ne reçoit, en tout et pour tout, qu’un millième de notre budget !! »

David Heckel, conseiller général du Bas-Rhin

Vote du budget du Conseil Général du Bas-Rhin:  interventions de David Heckel

Séance plénière du 12 et 13 décembre 2011 / Conseil Général du Bas-Rhin

Rapport CG/2011/118 : Actions éducatives et de formation en faveur des jeunes

Je souhaiterais intervenir sur la partie « bilinguisme ». Dans cette enveloppe budgétaire, 1 Million d’Euros est versé à l’Education Nationale au titre de la Convention Quadripartite. Cet argent est-il bien employé puisque les objectifs affichés ne sont pas atteints. J’entends avec satisfaction qu’un bilan à mi-parcours va être fait, c’est urgent ! Il me parait souhaitable d’envisager une suspension du paiement, ou à minima de la conditionner à des résultats !

L’Education Nationale n’est peut-être pas le meilleur partenaire en matière de bilinguisme. Raison pour laquelle nous soutenons également la société civile, qui a travers notamment l’Association ABCM, pallie à certains manquements de l’EN. Mais ces associations rencontrent des difficultés et le soutien des pouvoirs publics est insuffisant. Certes l’aide est revalorisée à hauteur de 234 000€ pour les classes ABCM. Cependant l’école de Binderheim par exemple est  menacée car non soutenue par les collectivités qui n’ont pas apporté de garantie bancaire, nécessaire à l’achat d’un terrain.

De plus, comme vous le savez tous, le Rectorat souhaite mettre en place une expérimentation à 8h, une initiative unilatérale qui n’a été ni débattue ni validée par les assemblées alsaciennes. Il serait logique que nous ayons un débat sur ce sujet, et en l’état je ne voterai pas ce rapport.

Vote : Abstention

Rapport CG/2011/120 : Actions culturelles

Ce rapport propose d’attribuer des crédits consacrés au soutien à la pratique du dialecte alsacien et des parlers locaux à hauteur de 108’000€ (dont 70’000€ pour l’OLCA). SI j’approuve bien entendu ces aides, je souhaite également rappeler qu’à de nombreuses reprises, notre assemblée a pris des motions en faveur de la langue régionale. Petit rappel historique, en 1990 par exemple, les deux Conseils généraux alsaciens ont adopté à l’unanimité un texte intitulé « le bilinguisme, grande cause régionale ». Une grande cause régionale qui ne reçoit, en tout et pour tout, qu’un millième de notre budget !! C’est trop peu et ce n’est que de l’accompagnement thérapeutique en ce qui concerne le déclin de l’alsacien.  1,1 Million d’€, cela représente 5 kilomètres de piste cyclables…

Enfin charité bien ordonnée commence par soi-même. Une des rares avancées de ces dernières années a été la mise en place d’un accès à des cours d’alsacien/elsässerditsch pour les agents du Conseil Général intéressés. Notre collectivité avait ainsi décidé de s’auto-appliquer la charte européenne des langues minoritaires, charte que la France refuse toujours de ratifier.

Or ces cours n’ont pas repris à la rentrée en septembre. Apparemment la demande est là, ce n’est pas faute de participants. J’ai déjà posé la question mais je n’ai pas obtenu de réponse à ce jour. S’agit-il d’une volonté d’économie ? Si oui, ce sont des économies bien mal placées à mon avis.

Vote : Abstention

Quelle : Unser Land

Sans nul bénéfice pour personne

Posted on août 16th, 2011 by Klapperstein

«Contrairement aux Juifs éparpillés dans l’exil millénaire, un million et demi d’Alsaciens vit sur son propre territoire. Quoique mis en question, leurs traditions et leur langage sont encore en usage jusqu’à un certain point. C’est un peuple vivant et ambitieux, un peu comme les Juifs. Les Alsaciens ne risquent pas grand-chose en refusant de se suicider. Mais ils ont tout à perdre en se supprimant. S’ils s’oublient en tant qu’Alsaciens, ils ne seront plus rien du tout. Choisir le néant se paie au prix fort : mépris de soi, crainte d’autrui, désespérance, et haine. Non seulement c’est horrible, mais idiot, et sans nul bénéfice pour personne.»

nnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnClaude Vigée, poète juif alsacien originaire de Bischwiller

Die Zeit, in der ich leben werde

Posted on juin 25th, 2011 by Klapperstein

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„Mich interessiert vor allem die Zukunft, denn das ist die Zeit, in der ich leben werde.“

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gggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggbbbbbbbbbbbAlberAlbert Schweitzer (1875-1965)

Julien Freund, la morale et le politique

Posted on mai 13th, 2011 by Klapperstein

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Trop nombreux sont les Alsaciens qui croient en la rhétorique du plébiscite de tous les instants qui entend justifier l’appartenance de l’Alsace à la France, en la fable libéral qui postule le seul contrat comme base du fait politique.

Des bombes à fragmentations, le chaos inhérent à la guerre et autres merveilles à uranium appauvri dévastent l’Afghanistan et la Libye dans des guerres humanitaires condamnées à tourner au désastre, du fait de la confusion permanente entre politique et morale, du fait d’une certaine hystérie médiatique et moraliste où se côtoie le grotesque et l’irresponsabilité la plus criante.

Le droit de l’hommisme, qu’il pousse et serve d’alibi à des guerres néo coloniales ou qu’il serve à galvauder la démocratie et à culpabiliser les hommes et les peuples, est la nouvelle religion de la modernité. Et il est lui-même fondé sur une vision erroné des liens entre conflictualité, droit, politique et morale.

Julien Freund, qui eut entre autre comme contemporain un certain Bernard-Henri L, n’était certes pas photogénique, et n’avait pas plus la passion des plateaux télé que du bling bling germanopratin . Mais s’il est lu aujourd’hui avec intérêt dans une grande partie du monde , c’est parce qu’il donnait et qu’il donne encore des clés conceptuelles pour mieux comprendre le politique, et donc les réalités de ce monde conflictuel et mensonger que nous avons tous en partage.


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Après avoir obtenu, en 1949, son agrégation de philosophie, Freund a commencé à travailler sur sa thèse de doctorat, intitulée L’essence du politique. Son directeur de thèse sera Raymond Aron, le philosophe Jean Hyppolite ayant préféré se récuser au motif qu’en tant qu’homme des Lumières acquis à l’idée de progrès, il ne pouvait patronner un travail dont l’auteur affirmait qu’« il n’y a de politique que là où il y a un ennemi » !

Le 26 juin 1965, âgé de quarante-quatre ans, Freund soutient sa thèse à la Sorbonne, devant un jury comprenant, outre Raymond Aron, les philosophes Paul Ricoeur, Jean Hyppolite et Raymond Polin, ainsi que le germaniste Pierre Grappin.

Et s’il veut que vous soyez son ennemi,
vous pouvez lui faire les plus belles protestations d’amitié.
Du moment qu’il veut que vous soyez l’ennemi, vous l’êtes

Ricoeur déclare la trouver « géniale », tandis qu’Hyppolite ne peut que redire son accablement : « Si vous avez vraiment raison, il ne me reste qu’à cultiver mon jardin ! » A quoi Julien Freund répond :« Comme tous les pacifistes, vous pensez que c’est vous qui désignez l’ennemi. Or, c’est l’ennemi qui vous désigne. Et s’il veut que vous soyez son ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles protestations d’amitié. Du moment qu’il veut que vous soyez l’ennemi, vous l’êtes. Et il vous empêchera même de cultiver votre jardin ». Publiée la même année, L’essence du politique reste encore aujourd’hui son oeuvre principale.

(…) Dire qu’il y a une essence du politique, c’est dire que la politique est une activité consubstantielle à l’existence humaine et qu’elle n’est donc plus à inventer. Mais cela signifie aussi qu’on ne saurait la faire disparaître, ainsi que le marxisme et le libéralisme ont pu l’espérer, l’un en y voyant une simple aliénation (l’instrument de domination d’une classe sociale), l’autre en la concevant comme une activité irrationnelle appelée à être supplantée par les lois du marché.

S’il y a des révolutions politiques, il n’y a pas de révolution dans le politique

Comme Aristote, Freund soutient que l’homme est par nature un être politique et social. L’état politique ne dérive donc pas d’un état antérieur : contrairement à ce qu’affirment les théoriciens du contrat, il n’y a jamais eu d’« état de nature » prépolitique ou présocial. Etant intrinsèque à la société, la politique n’est pas le résultat d’une convention.

Mais cela ne veut pas dire qu’elle soit une notion immobile ou figée. En même temps qu’elle permet de distinguer entre les genres, l’essence définit seulement la part d’invariant existant dans une activité appelée dans la vie concrète à revêtir les figures les plus diverses.Vilfredo Pareto disait déjà que le changement ne se comprend que par rapport à ce qui ne change pas. Freund, lui, distingue la politique, activité variable et circonstancielle, et le politique, catégorie conceptuellement immuable (les Italiens disent « la politica » et « lo politico »). La politique est toujours changeante, mais le politique est toujours le même. Ce que Freund traduit d’une formule : « S’il y a des révolutions politiques, il n’y a pas de révolution dans le politique ».

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(…) Comme ses deux maîtres, Raymond Aron et Carl Schmitt, Julien Freund soutient donc la thèse de l’autonomie du politique. Ce n’est pas à dire que l’action politique ne doit pas tenir compte des données économiques, morales, culturelles, ethniques, esthétiques et autres, mais qu’une politique exclusivement fondée sur elles n’en est tout simplement pas une. Chaque activité humaine est en effet dotée d’une rationalité qui lui est propre. L’erreur commune du libéralisme et d’un certain marxisme est de faire de la rationalité économique le modèle de toute rationalité. « La pensée magique, dira Freund, consiste justement en la croyance que l’on pourrait réaliser l’objectif d’une activité avec les moyens propres à une autre ».

Freund insiste tout particulièrement sur la nécessité de bien distinguer la politique et la morale. D’abord, explique-t-il, parce que la première répond à une nécessité de la vie sociale alors que la seconde est de l’ordre du for intérieur privé (Aristote distinguait déjà vertu morale et vertu civique, l’homme de bien et le bon citoyen), ensuite parce que l’homme moralement bon n’est pas forcément politiquement compétent, enfin parce que la politique ne se fait pas avec de bonnes intentions morales, mais en sachant ne pas faire de choix politiquement malheureux. Agir moralement n’est pas la même chose qu’agir politiquement. C’est ce que Max Weber disait aussi en attirant l’attention sur le « paradoxe des conséquences » : l’enfer est pavé de bonnes intentions.

Il n’y a pas de politique morale, mais il y a une morale de la politique

La politique n’en est pas pour autant « immorale ». Elle a même sa propre dimension morale, en ce sens qu’elle est ordonnée au bien commun, qui n’est nullement la somme des biens ou des intérêts particuliers, mais ce que Hobbes appelait le « bien du peuple », et Tocqueville le « bien de pays ». « Il n’y a pas de politique morale, écrit Julien Freund en1987, dans Politique et impolitique, mais il y a une morale de la politique ».

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(…) La guerre et la paix sont en réalité des notions corrélatives, inséparables. Penser l’une implique de savoir penser l’autre, car « la politique porte en elle le conflit qui peut, dans les cas extrêmes, dégénérer en guerre ». Mais la paix est aussi le but de la guerre, ce qu’oublient ceux qui rêvent au nom d’un idéal guerrier d’une vie qui serait un « perpétuel combat ». Or, il n’y a de guerre ou de paix que provisoire. La paix n’est pas absence de guerre, mais« équilibre entre les inimitiés ».

La paix n’est donc pas l’abolition de l’ennemi, mais un accommodement avec lui

La condition de la paix, c’est la reconnaissance de l’ennemi : on ne peut faire la paix qu’à deux. Refuser de négocier avec le vaincu en lui imposant purement et simplement les conditions du vainqueur, équivaut à ne pas le reconnaître comme un interlocuteur politique, mais à le tenir pour un coupable. « La paix n’est donc pas l’abolition de l’ennemi, mais un accommodement avec lui ». La paix qui exclut l’ennemi s’appelle guerre.

Dans le domaine des relations internationales, Julien Freund pense que le droit reste subordonné aux intérêts de la politique. C’est pourquoi il critique l’attitude moraliste consistant à croire que l’idéologie des droits de l’homme peut régler les rapports entre les Etats ou que l’on peut mettre fin aux guerres par la voie juridique, en faisant l’économie de la puissance.

« Les vrais penseurs, observe Pierre-André Taguieff, apparaissent le plus souvent comme des mal-pensants ». Frappé d’ostracisme après Mai 1968 par la frange la plus conformiste de l’intelligentsia de gauche, Julien Freund décide à cette époque de prendre une retraite anticipée. Lorrain jusqu’au bout des ongles, il refusa un poste aux Etats-Unis, puis la chaire de Raymond Aron, qu’on lui avait proposée, pour se retirer en Alsace, à Villé, et y travailler à son aise loin des coteries parisiennes. « Kant vivait à Königsberg et non à Berlin », répliquait-il à ceux qui s’étonnaient de ce « provincialisme ». En 1979, il sera quand même nommé président de l’Association internationale de philosophie politique.

Extrait de Julien Freund par Alain de Benoist. Pour lire intégralité du texte, cliquez sur notre page Julien Freund, l’essence du politique

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Albert Schweizer und seine zwei Sprachen

Posted on avril 26th, 2011 by Klapperstein

« Wohl spreche ich von Kindheit auf Französisch gleicherweise wie Deutsch. Französisch aber empfinde ich nicht als Muttersprache, obwohl ich mich von jeher für meine an meine Eltern gerichteten Briefe ausschliesslich des Französischen bediente, weil dies so Brauch in der Familie war. Deutsch ist mir Muttersprache, weil der elsässische Dialekt,  in dem ich sprachlich wurzle, deutsch ist.

Den Unterschied zwischen den beiden Sprachen empfinde ich in der Art, als ob ich mich in der französischen auf den wohlgepflegten Wegen eines schönen Parkes erginge,in der deutschen aber mich in einem herrlichen Wald herumtriebe.Aus den Dialekten, mit denen sie Fühlung behalten hat, fliesst der deutschen Schriftsprache ständig neues Leben zu. Die französische hat diese Bodenständigkeit verloren. Sie wurzelt in ihrer Literatur. Dadurch ist sie im günstigsten wie im ungünstigsten Sinne des Wortes etwas Fertiges geworden, während die deutsche in demselben Sinne etwas Unfertiges bleibt. Die Vollkommenheit des Französischen besteht darin, einen Gedanken auf die klarste und kürzeste Weise ausdrücken zu können, die des Deutschen darin, ihn in seiner Vielgestaltigkeit hinzustellen. »

ffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffAlbert Schweizer, Aus meinem Leben und Denken

« Certes je m’exprime depuis mon enfance de même façon en Allemand et en Français, mais je ne ressens pas le Français comme ma langue maternelle, bien que je l’ais utilisé depuis toujours dans ma correspondance avec mes parents, parce que c’était l’usage dans ma famille. Pour moi, c’est l’Allemand qui est ma langue maternelle parce que le dialecte alsacien dans lequel j’ai mes racines linguistiques, est allemand.

La différence entre les deux langues se manifeste pour moi par l’impression que j’éprouve avec le Français d’avancer dans un beau parc aux chemins bien entretenus et avec l’Allemand, d’errer à travers une forêt magnifique. Les dialectes avec lesquels l’Allemand a gardé contact apportent constamment à la langue écrite une vie nouvelle. Le Français a perdu ce côté enracinement au terroir. Ses racines sont dans sa littérature. Le Français est devenu par là même, dans le meilleur et dans le pire sens du mot quelque chose d’achevé, alors que l’Allemand demeure dans le même sens quelque chose d’inachevé. La perfection du Français réside dans la faculté d’exprimer une idée de la façon sa plus claire et la plus brève, celle de l’Allemand, d’en restituer toute la complexité. »

Jakobinertum

Posted on avril 5th, 2011 by Klapperstein

« Ce qu’il y a de remarquable dans le système linguistique jacobin, (…), c’est qu’il transcende parfaitement la diversité de la quinzaine de régimes constitutionnels successifs qu’a connus la France en deux siècles. Le parti jacobin a pu être honni et maudit par des idéologies concurrentes, mais le plus marquant de son héritage, aux yeux de la postérité — l’exclusivisme linguistique — est accueilli et partagé, en pratique comme en théorie, par toutes les autres écoles de pensée ayant exercé le pouvoir ou y prétendant avec quelque chance (…). De l’extrême gauche à l’extrême droite, tous les partis politiques français restent indéfectiblement jacobins ».

fffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffgggggggggffffffffffAlain de Benoist,  Jacobinisme ou Fédéralisme ?

A Momentary Lapse of Reason

Posted on mars 18th, 2011 by Klapperstein

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« La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. »

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bbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbhhbbbbbbbbbbbPaul Valéry

Geraubte Jugend

Posted on mars 10th, 2011 by Unsri Heimet !

« Pour liquider les peuples, on commence par leur enlever la mémoire.
On détruit leurs livres, leur culture, leur histoire.
Puis quelqu’un d’autre leur écrit d’autres livres, leur donne une autre culture, leur invente une autre histoire. Ensuite, le peuple commence lentement à oublier ce qu’il est, et ce qu’il était. Et le monde autour de lui l’oublie encore plus vite. »

Milan Hübl

Le bon sens alémanique

Posted on février 23rd, 2011 by Klapperstein

Depuis quelque temps, l’Union européenne fait face à de grandes difficultés économiques, à des problèmes financiers et monétaires catastrophiques, à un énorme déficit démocratique et elle tente de dissimuler cette situation par de belles paroles. Pourtant, au lieu de balayer devant sa porte ou de faire son devoir, elle annonce maintenant avec arrogance que la voie bilatérale avec la Suisse a atteint ses limites et qu’il faut la reconsidérer, la redéfinir et l’adapter (…).

Empreinte de la vision d’un Etat européen unique gouverné de manière centraliste et dictatoriale, Bruxelles a, pendant des années, pris des décisions qui, par manque de solidarité entre les membres, ont été interprétées et réalisées à de nombreuses reprises selon le bon vouloir des Etats. La population a été consciemment mise à l’écart. Probablement par mauvaise conscience, on a organisé dans certains Etats des référendums sur la Constitution européenne et ensuite sur le Traité de Lisbonne. Les résultats montrent clairement que la grande majorité des Européens ne sont pas d’accord avec la voie adoptée et veulent plus de participation (…).

Dans le monde entier, on apprécie énormément le système démocratique et les droits populaires de la Suisse. Des Etats progressistes reprennent même notre Constitution et nos lois. Pourtant beaucoup rechignent à faire participer le peuple au processus politique. La «perte de pouvoir» de la «classe politique» est insupportable pour beaucoup de politiciens. Le citoyen doit se contenter d’élire ses représentants et doit ensuite accepter tout ce qui a été décidé. Cependant la Suisse montre de manière impressionnante que la politique n’a pas à redouter le peuple. Sa participation conduit plutôt à des solutions raison­nables et équilibrées, à des situations stables et à une économie digne de confiance (…).

Il est important que ce modèle qui a fait ses preuves demeure au centre de notre action, car nous n’avons aucune raison de nous en écarter.
Une politique extérieure suisse efficace doit consister à tout faire pour convaincre d’autres pays de l’importance de la participation populaire dans la recherche de décisions pour un avenir prospère. C’est notre image de marque et notre force. Nous n’avons pas à nous prosterner devant l’UE.

Ernst Schibli, conseiller national, Otelfingen

Source : Horizons et Débats,  Nous n’avons pas à nous prosterner devant l’Union européenne

Destruction de la culture alsacienne

Posted on décembre 17th, 2010 by Unsri Heimet !

Voici l’extrait d’un câble diplomatique américain révélé par le désormais célèbre site Wikileaks. Durant une discussion en octobre 2005 avec l’ambassadeur américain à Paris, Michel Rocard, ancien premier ministre socialiste français et européiste convaincu, lui explique comment l’Etat-nation français, cette anomalie de l’Histoire, s’est bâti. Ce point-et non des moindre-souligné par Rocard mérite d’être relayé mais il ne fait que confirmer ce que nous savons déjà : l’idéologie républicaine française, au nom de la Liberté, écrase, nie, éradique, annihile, tue, détruit toute différence, notre différence, celle de rester, de vivre en tant qu’Elsässer. En sortir, c’est donc s’en sortir ! Avis aux amateurs.

« Rocard, comme l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing, croit que l’histoire de France fournit les clés pour comprendre la politique française. Rocard remonte à l’époque de l’émergence de l’État-nation. L’histoire des autres États-nations européens est celle de communautés linguistiques au service de leurs intérêts commerciaux. La France s’est créée par la destruction de cinq cultures — bretonne, occitane, alsacienne, corse et flamande. Nous sommes la seule nation européenne qui soit une création militaire d’un État non homogène. C’est ce qui rend la France difficile à gouverner et explique notre difficulté à réformer, notre lenteur »

« The history of other European nation-states is that of linguistic communities serving their trade needs. France created itself by destroying five cultures — Breton, Occitan, Alsatian, Corsican, and Flemish. We are the only European nation which is the military creation of a non-homogeneous State. This makes France difficult to govern to this day. This explains our difficulty in reforming, our slowness. »

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