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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

L’aberration écologique et économique du décret Royal

Posted on août 31st, 2016 by Klapperstein

L’ASMA dénonce l’aberration écologique et économique du décret dit Royal (https://www.legifrance.gouv.fr/…/…/2016/5/30/LHAX1613394D/jo) de l’ITE, Isolation Thermique Extérieure. Celui-ci obligera (à part dérogation argumentée et onéreuse) les propriétaires à recouvrir totalement les façades de toute maison ancienne – dont nos chères maisons à colombages – d’une isolation extérieure pour tout ravalement de façade !

Non seulement cela portera gravement préjudice à nos maisons d’un point de vue esthétique, mais également structurel car nos maisons naturelles et perspirantes étoufferont et pourriront sous l’isolant! Sans compter que, pour des raisons de marge, l’isolant qui sera privilégié sera comme à Ingenheim… Le polystyrène, une catastrophe environnementale.

Madame ROYAL, de grâce, ne cédez pas aux lobbies, écoutez votre bon sens et renoncez à ce décret aux ravages les plus dramatiques qu’aura connu notre patrimoine depuis la seconde guerre mondiale.

Parlez-en autour de vous, informez-vous, rejoignez-nous!
L’équipe ASMA

[ASMA] Isolation par l'extérieur, JT TF1 du 30/08/16 from ASMA on Vimeo.

Quelle : ASMA

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Non seulement les socialistes sont intégralement vendus aux intérêts mondialistes, mais ils sont en plus spontanément stupides et incroyablement cons. Langt’s den no net ? La France et sa verdammte République, plus que jamais, en sortir c’est s’en sortir ! Nie wieder Frankreich, Elsass frei ! UH

Ewige französische Besserwisserheit

Posted on août 11th, 2016 by Klapperstein

Lisez la presse suisse ! Cette article fait suite à la visite d’une délégation du Sénat français à Berne en 2013. Un moment de bonheur, à lire avec délectation ! Seuls les Suisses peuvent parler ainsi de la France avec une lucidité aussi cruelle! UH

Quelle : L’AGIFI via  Renaissance Alsace facebook

Victoire historique pour les nationalistes corses

Posted on décembre 16th, 2015 by Klapperstein

Les nationalistes corses ont gagné les élections dimanche dernier et les grands médias de propagande en ont très peu parler, occupés qu’ils étaient à savourer la victoire inattendue du front républicain sur le Front National. Il est vrai qu’évoquer la victoire elle aussi inattendue des nationalistes corses eût quelque peu gâcher la fête. Outre le fait que la République Une et Indivisible est intrinsèquement allergique à toute forme d’identité régionale, les nationalistes corses ne sont en effet pas moins opposés au mondialisme et aux sacro-saintes valeurs républicaines que ne l’est le Front National sur lequel se porte toutes les attentions médiatiques.

Si l’on additionne les votent identitaires en Corse qui sont d’une façon ou d’une autre profondément anti-système (puisque l’idéologie droit-de-l’hommiste est fondamentalement opposée à toutes formes d’identités, qu’elles soient nationales, régionales ou communautaires), on en arrive a un pourcentage relativement proche de la majorité absolue de plus de 44%. Si on fait cette même addition en Alsace des partis nationalistes français et du parti autonomiste alsacien Unser Land, cette fois-ci au premier tour, on obtient même le chiffre de plus de 47%. Qu’il s’agisse de l’identité franco-française ou des identités dites régionales, tout porte à croire que les votent identitaires (malgré l’influence importante des médias de propagande et le caractère antidémocratique des modes de scrutins) sont en train de devenir majoritaires, d’autant plus qu’ils sont beaucoup plus portés par les jeunes électeurs que par leurs parents et grand-parents.

Que vive les identités quelles qu’elles soient, longue vie au peuple corse, Elsass frei. UH

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Régionales : victoire historique pour les nationalistes en Corse

Le maire nationaliste de Bastia Gilles Simeoni s’impose en Corse, selon les résultats définitifs publiés par le ministère de l’Intérieur.

Le maire de Bastia Gilles Simeoni, qui menait la liste nationaliste, termine en tête des régionales en Corse. Dans cette quadrangulaire, il recueille 35,32% des voix, selon les résultats définitifs publiés par le ministère de l’Intérieur. Il devance le candidat divers gauche et président sortant du Conseil exécutif corse, Paul Giacobbi, qui enregistre pour sa part 28,55% des suffrages.

Suit un peu plus loin, la liste de l’union de la droite et du centre de José Rossi avec 27,03%. Le candidat du Front national Christophe Canioni termine quatrième (9,10%).

« Une volonté profonde d’une véritable alternative »

« Cette victoire est celle de tous les Corses et d’une Corse qui a envie de construire son présent et son avenir », a déclaré Gilles Simeoni à France 3 Corse, après l’annonce des résultats. Exprimant sa « joie » et son « émotion pour ceux qui se sont battus pour notre idéal, qui ont sacrifié leur liberté et parfois leur vie, depuis tant d’années », Gilles Simeoni a qualifié cette victoire d »historique » et salué ses concurrents.  »Elle montre », a-t-il ajouté, « une volonté profonde d’une véritable alternative, d’une soif de démocratie, de développement économique et de justice sociale ».

Des milliers de militants et sympathisants nationalistes ont défilé en chantant et en agitant des drapeaux corses blancs à tête de Maure dans les rues de Bastia et d’Ajaccio où résonnaient des concerts de klaxons.

Quelle : lejjd.fr


Être ou ne pas être français ? Ce que nous dit la Corse


La victoire des nationalistes en Corse est passée relativement inaperçue dans le grand tohu-bohu que nous venons de vivre. Les grands événements s’annoncent sur des pas de colombe, écrivait Nietzsche. Or la victoire de gens qui proclament l’existence d’un peuple corse distinct du peuple français constitue un événement qu’on ne saurait négliger. Car c’est bien de cela qu’il s’agit avec le succès historique de la liste de M. Gilles Siméoni, allié au lugubre Jean-Guy Talamoni.

Le vote corse ne concerne que quelques dizaines de milliers d’électeurs, mais il est emblématique d’un état d’esprit et on s’étonne que M. Valls, si prompt à sonner les trompettes des valeurs républicaines en danger sur le continent, ne se soit pas encore manifesté.

Certes, ce vote ne concerne que quelques dizaines de milliers d’électeurs, mais il est emblématique d’un état d’esprit et on s’étonne que M. Valls, si prompt à sonner les trompettes des valeurs républicaines en danger sur le continent, ne se soit pas encore manifesté. Il est vrai qu’en Corse, comme sur le continent, le discours sur les valeurs républicaines tombe à plat face à la revendication identitaire. Sur le continent, c’est le FN qui assume cette revendication.

En Corse, ce sont les nationalistes, qui sont, comme le FN, allergiques à la mondialisation. Mais ils nous disent aussi autre chose. Ce que nous disent les Corses identitaires c’est qu’ils ne se sentent plus Français, mais exclusivement Corses. La Corse qui fut francophile jusqu’à De Gaulle, ne l’est plus.

En Corse, ce sont les nationalistes, qui sont, comme le FN, allergiques à la mondialisation. Mais ils nous disent aussi autre chose. Ce que nous disent les Corses identitaires c’est qu’ils ne se sentent plus Français, mais exclusivement Corses. La Corse qui fut francophile jusqu’à De Gaulle, ne l’est plus. De nombreux insulaires ne se considèrent plus français qu’administrativement dans un pays où le seul drapeau qui vaille est celui de la tête de maure. A quoi bon maintenir la fiction de l’État nation dans une région qui se sent de moins en moins française? Nous devrions y réfléchir plutôt que de nous cacher derrière la ligne Maginot des valeurs de la république. Car le cas corse est l’expression d’une crise de l’Etat nation affaibli par l’Europe et la mondialisation. Franco-maghrébins qui hissent des drapeaux algériens ou marocains à la moindre occasion et nationalistes corses participent d’un phénomène à certains égards comparable. Ils témoignent, chacun à leur manière, d’une dissociation, devenue banale, entre nationalité administrative et sentiment d’appartenance communautaire. Quant au vote Front national, il exprime la montée d’un communautarisme franco-français qui répond aux communautarismes des minorités encouragé par la gauche depuis si longtemps. La gravité de cette situation nous oblige à aller au fond des choses. Qu’est-ce au juste qu’être Français? Tant que nous n’aurons pas répondu à cette question en délaissant nos ornières idéologiques, nous ne verrons pas d’issue à la crise identitaire qui travaille ce pays. Face à ce défi, la gauche nous ressasse son catéchisme obsolète.

Non, M. Cambadélis, être Français n’est pas adhérer à des valeurs, fussent-elle républicaines, c’est une appartenance qui ne relève pas de la politique.

Non, M. Cambadélis, être Français n’est pas adhérer à des valeurs, fussent-elle républicaines, c’est une appartenance qui ne relève pas de la politique. Quelles sont les valeurs des Italiens au juste? Et des Croates? Des Serbes et des Portugais? Il n’y a qu’en France, ou aux États-Unis, que l’on croit que les «valeurs» conditionnent l’existence d’un peuple alors que la langue, la culture ou la familiarité avec une région sont bien plus importantes. A cet égard, il est insupportable que nous ayons à subir, à tout propos, le chantage inculte de Manuel Valls et consort sur les «valeurs de la république». Qui sont ces gens pour nous dire ce que nous devons être? Ne savent-t-ils pas que la France a précédé la République et qu’on a été Français avant d’être républicain? Les plus grands écrivains français, depuis Balzac à Saint Exupéry en passant par Baudelaire et Giono n’étaient pas républicains et leur renommée est néanmoins universelle. Être Français n’est, ni plus ni moins valeureux qu’être Italien ou Américain, il n’y a pas lieu d’en avoir honte, ni d’en tirer une fierté déplacée. Je suis français si mes parents le sont ou si je le suis devenu par la naturalisation ou le droit du sol, voilà pour la réalité effective, mais aussi si je me sens lié à ce pays et impliqué par lui, voilà pour la réalité affective. Ce lien peut être très incarné, l’amour des paysages de France ou plus cérébral, l’amour de la langue. Il peut être religieux ou historique. Mais ce qui compte avant tout est d’être concerné. Or certains sont moins concernés par la France que consternés par ce qu’elle représente à leurs yeux. Ils sont les citoyens d’un pays qu’ils n’aiment plus et que parfois ils abhorrent. Mais après tout, nul n’est obligé d’être français. Pourquoi ces gens ne renoncent-ils pas à une nationalité qui n’a pas de sens à leurs yeux? Ce n’est pas que ces gens soient contre la solidarité nationale, au contraire, ils la réclament à cor et à cri, mais ce cri est utilitaire, voir alimentaire. Et puis il y a ces hexagonaux qui ne prisent plus un pays indigne d’eux. Eux sont universels ou citoyens du monde. La France est trop limitée pour ces esprits dont la pensée rayonne depuis New York à New Delhi. Mais pourquoi s’en soucient-ils autant alors? Pourquoi ne renoncent-t-ils pas à vouloir que la France, qui ne les mérite décidément pas, leur ressemble? Cette morgue étayée depuis tant d’années explique aussi le score massif du FN. Face à cette situation dramatique les Français doivent renouer un lien affectif avec un pays, la France, qui n’est pas un territoire administratif ou une idéalité abstraite. C’est ce lien sensible qu’il faut assumer, sans chauvinisme ni haine de soi et qui n’implique nullement de tourner le dos à L’Europe ou au vaste monde. «Je ne serais pas plus homme pour être moins français» écrit Malraux. Non la France n’appartient pas à tout le monde, contrairement à ce que prétend Danielle Mitterrand, mais à ceux qui s’en sentent les responsables parce qu’ils en sont les héritiers.

Quelle : lefigaro.fr

Elections régionales : les dés étaient pipés

Posted on décembre 16th, 2015 by Klapperstein

Ci-dessous le point de vue de Bernard Wittmann sur les élections régionales. A noter la déclaration emblématique du Secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale André Vallini, qui en réponse à la demande d’Unser Land d’organiser un référendum, a affirmé que « le peuple manquait de maturité pour utiliser de façon pertinente cet outil de démocratie directe ». Kommentarlos ! UH

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Les dés étaient pipés

En tant qu’Alsaciens, avons-nous encore un avenir dans ce pays ? Après ces élections régionales la question mérite d’être posée. Les jacobins de Paris veulent notre mort et le système est totalement verrouillé. Quel espoir pouvons-nous avoir dans ce pays qui nous montre si peu de respect et dont le projet quasi obsessionnel est d’en finir avec nos particularités pour nous faire disparaître en tant que peuple. Regardons ces dernières élections régionales. Il apparaît clairement que, pour les autonomistes alsaciens, l’espoir d’envoyer des représentants à l’assemblée de l’ACAL était quasi nul compte tenu du faible poids numérique des Alsaciens dans cette méga-mégalo région grande comme deux fois la Belgique : les dès étaient donc pipés ! Et comment mener campagne pour intéresser les Champenois, les Ardennais et les Lorrains francophones à nos problématiques alsaciennes ? C’est mission impossible : les intérêts des trois régions qui composent l’ACAL sont trop divergents et les points de convergences quasi nuls ! Résultat, la liste régionaliste/autonomiste de Jean-Georges Trouillet n’a obtenu que des scores proches de 1% dans les deux autres régions (à l’exception de la Moselle où elle a totalisé 2,12% des voix). Et les excellents scores réalisés en Alsace, 12,65% dans le Haut-Rhin et 10,07% dans le Bas-Rhin, ne suffirent pas pour rattraper ce retard. Ainsi, le parti Unser Land, devenu le 3e parti d’Alsace, derrière le FN et les partis coalisés de droite LR-UDI-Modem, n’aura-t-il aucun représentant dans l’assemblée de la grande région, son score global sur l’ACAL (4,74%) n’ayant pas dépassé les 5%. Ainsi, 70 000 électeurs alsaciens ne seront tout simplement pas représentés : ils comptent pour des peanuts ! A l’inverse, dans une région Alsace, les deux listes départementales d’Unser Land ayant dépassé le seuil de 10% leur permettant de se maintenir, les autonomistes auraient pu disposer de 4 à 5 sièges à l’assemblée régionale pour se faire entendre.

A l’avenir, ce sont donc les Ardennais, les Champenois et les Lorrains qui, forts de leur supériorité numérique, décideront du sort de l’Alsace. C’était évidemment le but recherché par les jacobins du PS à l’origine de ce mariage forcé entre les 3 régions : il fallait museler l’Alsace, la noyer dans le nombre et la rendre ainsi inaudible !

Avec ce « Grand-Est », nous aurons ainsi le même problème qu’au niveau national : que pèseront 47 Alsaciens noyés dans la masse des 169 élus de l’ACAL !

La France : une démocratie « Canada dry »

Au vu de ces élections, il est donc tout à fait pertinent de douter de la démocratie française. Et force est de constater qu’elle ne fonctionne tout simplement pas. Le traitement pitoyable infligé à l’Alsace à l’occasion de cette fusion scélérate en est la meilleure illustration : l’usage de la démocratie pour les prises de décisions est quasi inexistant en France.

A cela s’ajoute que les Alsaciens, placés sous l’étroite tutelle de Paris et soumis à un régime de diktats, ne peuvent toujours pas décider pour et par eux-mêmes : la démocratie participative n’a pas cours dans notre « Jacobinie » qui ne connaît pas la subsidiarité ! La France, République autoritaire et centralisée plombée par la radicalité du projet jacobin, est donc tout sauf une vraie démocratie à l’image des pays voisins qui sont tous des démocraties décentralisées.

Du coup, les Alsaciens se retrouvent privés de tout espoir pour l’avenir. Il ne faudra donc pas s’étonner qu’ils se mettent en quête d’une échappatoire pour fuir l’asservissement et rechercher une voie émancipatrice leur ouvrant les portes de la responsabilisation. Et si Marianne persiste à s’accrocher à son idéologie totalisante jacobine, un divorce à l’amiable n’est pas à exclure.

Un double blocage

Si la démocratie est ainsi en situation d’échec en France, il y a deux raisons principales :

- La première est que les peuples allogènes y sont confrontés à une majorité oppressive qui a instauré partout des rapports dominant-dominé conduisant à un véritable système de colonisation intérieure. L’humanisme et l’universalisme dont elle se réclame sont purement décoratifs. Cette majorité entend imprimer ses marques à tout le territoire sans esprit de tolérance aucun à l’égard des peuples minoritaires auxquels elle refuse tout droit à la reconnaissance et à l’auto-administration et ceci au nom du principe sacralisé de l’unité nationale. Un exemple : en France, la discrimination linguistique est inscrite dans la constitution rendant ainsi impossible la ratification de la charte européenne des langues.

Or, face à une majorité oppressive, les règles démocratiques ne fonctionnent pas puisque les minorités, du fait de leur infériorité numérique et donc de leur incapacité à peser sur les votes, n’ont pas voix au chapitre. Et la possibilité offerte de mettre un bulletin dans l’urne tous les cinq ans ne suffit pas pour qu’on puisse parler de démocratie.

Ainsi, dans le système français, la règle démocratique de la majorité devient un instrument de la domination, la minorité étant en permanence soumise à la dictature du plus grand nombre. La démocratie parlementaire française, qui applique systématiquement la règle de la supériorité numérique, devient alors un piège mortel pour les minorités. C’est bien la loi de la majorité qu’on opposa aux Alsaciens pour leur imposer la fusion… sans même les consulter et, de plus, en violation d’un traité international ratifié par la France (Charte de l’autonomie locale). Si ce système français où la majorité impose sa loi à la minorité était appliqué en Suisse, où les Alémaniques représentent 70% de la population, cela fait belle lurette qu’on ne parlerait plus le français ou l’italien dans ce pays !

- La deuxième raison vient de l’idéologie nationale jacobine, une abstraction totalisante construite sur une expression citoyenne unidimensionnelle, qui imprègne les esprits depuis des générations. A cela s’ajoute un héritage impérialiste et colonialiste qui a façonné la pensée française. Alors que les autonomistes considèrent que la diversité est une richesse à préserver, pour les jacobins, elle est considérée comme un danger mortel pour l’unité de l’Etat qui, dans cette logique, doit les combattre pour les faire disparaître : « La France, pays de la diversité vaincue » était la devise de la IIIe République ».

Or dans cette idéologie en permanence dans l’abstraction et le déni du réel, la notion d’enracinement dans une terre est inexistante. Son idéal humain est un homme hors sol et sans liens affectifs avec un territoire. Ceci explique que le découpage régional a été décidé à Paris sans considération aucune pour les territoires historiques, espaces de vie séculaires de peuples aux identités particulières. Ajoutons encore que les jacobins, contrairement aux autonomistes, ne font pas confiance à l’homme et au peuple, ils s’en méfient. Le 12 Novembre 2015, le Secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale, André Vallini, n’a-t-il pas dit à la délégation d’Unser Land venue pour lui demander d’organiser un référendum, qu’il pensait que « le peuple manquait de maturité pour utiliser de façon pertinente cet outil de démocratie directe »? C’est d’ailleurs pourquoi les jacobins, marqués par un puissant caporalisme, adorent règlementer, encadrer, édicter des lois, énoncer des interdits…

Un statut d’autonomie

Un statut d’autonomie négocié nous reconnaissant des droits particuliers reste ainsi la seule et unique voie pour nous extraire de ce système mortifère, antidémocratique et plombé par ses tares structurelles. Si l’Alsace ne l’obtient pas rapidement, elle risque bien de disparaître ! Aussi, ces régionales ne marquent-elle que le début de notre combat ! Le temps du respect des Alsaciens est arrivé, ils ont été suffisamment méprisés. Le moment est à présent venu de construire un nouveau rapport de force avec Paris ! Avec Unser Land, nous avons maintenant un parti alsacien solide avec un bon ancrage électoral, pour engager cette lutte existentielle !

Bernard Wittmann 6.12.2015

Quelle : hewwemi.net

Unser Land, troisième formation politique d’Alsace

Posted on décembre 8th, 2015 by Klapperstein

Jean-Georges Trouillet n’a pas réussi à bloquer la réforme territoriale par la voie juridique, mais il peut se flatter d’avoir installé Unser Land dans le paysage politique alsacien. C’est l’un des faits marquants de ce premier tour des élections régionales.

S’il n’a pas atteint, dans l’ensemble de la grande région, les 5% nécessaires pour fusionner au second tour avec une autre liste, le tout jeune mouvement régionaliste s’est imposé comme la troisième force politique d’Alsace.

Unser Land supplante le PS dans le Haut-Rhin

La liste « Non à l’ACAL, oui à nos régions » a recueilli dimanche soir 10,07 % des suffrages dans le Bas-Rhin, se classant quatrième. Dans le Haut-Rhin, avec 12,65 %, elle enlève la troisième place au PS.

Dans le Bas-Rhin, elle enregistre son meilleur score dans le canton de Sélestat (15,79 %) et de Wissembourg (14,53 %) alors que dans le Haut-Rhin, les cantons de Saint-Louis (20,67 %) et de Cernay (16,07 %) fournissent le plus fort contingent de voix. A l’inverse, la liste dépasse à peine les 5 % des voix à Strasbourg.

ACAL : l’alliance régionaliste réalise ses meilleurs scores dans le Haut-Rhin

Au total, 67 760 Alsaciens ont voté pour Unser Land, manifestant leur hostilité à l’ACAL et à la tête de liste LR-UDI-MoDem Philippe Richert accusé de « trahison » pour avoir joué le jeu de la grande région, soit 20 000 de plus que lors des élections départementales de mars dernier.

Au second tour, Jean-Georges Trouillet et ses têtes listes départementales en Alsace persistent et signent, puisqu’ils ont très rapidement appelé à voter blanc au second tour.

Quelle : France 3 Alsace

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Malgré l’architecture fondamentalement antidémocratique du système électoral  républicain, Unser Land  parvient à passer largement la barre  symbolique des 10% en Alsace. Un grand bravo à tous les militants et électeurs qui ont rendu possible ce score historique.

Evidemment, comme nous sommes prisonniers du pays des droits de l’homme et tributaires du fonctionnement de la pseudo démocratie française et républicaine, Unser Land, en plus de n’avoir aucun élu (bien que devenant la troisième force politique d’Alsace), se verra également privé du remboursement de ses frais de campagne ! Langt’s den no net ?

Plus que jamais, la République Française comme l’Union Européenne, en sortir c’est s’en sortir. Ohne Frànkrich in d’Zükunft, Elsàss frei ! UH

La vague d’attentats sans précédent qui a touché Paris hier soir et qui aurait fait, selon un premier bilan, au moins 127 morts, est la conséquence directe de la politique étrangère menée par la France en Syrie et qui vise moins la lutte contre le terrorisme salafiste que la destruction de ce pays et le renversement du président Bachar-al-Assad.

Si plusieurs auteurs du carnage perpétré dans la salle de concert du Bataclan auraient déclaré, selon des témoins : « C’est la faute de Hollande, c’est la faute de votre président, il n’a pas à intervenir en Syrie », il faut ici rappeler quelle a été la réalité de la politique française dans ce pays depuis le début du conflit en 2011.

La république française, comme le révèle le président François Hollande dans un entretien avec le journaliste Xavier Panon, a en effet fourni des armes aux « rebelles » syriens dés 2012. Par l’intermédiaire de la DGSE, ce sont des canons de 20 mm, mitrailleuses, lance-roquettes, missiles anti-chars qui auraient été livrés aux rebelles dits « modérés », en violation de l’embargo mis en place l’été 2011 par l’Union Européenne.

Un conseiller de l’Elysée admet également auprès de Xavier Panon :

« Oui, nous fournissons ce dont ils ont besoin, mais dans la limite de nos moyens et en fonction de notre évaluation de la situation. Dans la clandestinité, vous ne pouvez agir qu’à petite échelle. À moyens limités, objectifs limités. »

La France aurait également envoyé des forces spéciales sur le terrain destinées à la formation et au soutien opérationnel des combattants.

En mars 2012, treize officiers français ont ainsi été capturés par l’armée syrienne lors de la reprise du califat islamique instauré dans le quartier de Baba Amr à Homs par la brigade Al-Farsouq et Al-Waleed. Cette dernière a ensuite rejoint les rangs de l’Etat Islamique.

Le président Hollande, cité par le journal Le Monde a encore confié en août 2014 :

« Nous ne devons pas relâcher le soutien que nous avions accordé à ces rebelles qui sont les seuls à participer à l’esprit démocratique. »

Alors que le président Syrien Bachar-al-Assad a déclaré à plusieurs reprises qu’il n’y avait pas de rebelles « modérés » sur le terrain, on peut s’interroger sur la véritable nature des groupes rebelles soutenus et armés par l’état français depuis 2012. Le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré à ce propos en 2012 que le Front Al-nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, « faisait du bon boulot »… Une plainte de victimes syriennes des groupes rebelles a d’ailleurs été déposé à l’encontre du ministre français à ce sujet auprès du tribunal administratif de Paris pour « les fautes personnelles commises par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, dans ses fonctions. »

Dans un rapport de 2012 l’agence de renseignement militaire américaine (DIA) avançait déjà que le soutien aux rebelles dits « modérés » profitait en réalité essentiellement à l’Etat Islamique. Selon le directeur de l’agence, le général Flynn le soutien indirect des USA et de la coalition occidentale à l’Etat Islamique « était une décision intentionnelle ». Dans un précédent article sur le rôle trouble de la coalition occidentale en Irak et en Syrie, j’avais également pointé différents éléments factuels qui montraient le soutien et la collaboration opérationnelle de la Turquie, des états-unis et d’Israël avec différents groupes djihadistes.

Ces différents éléments montrent assez clairement que la coalition occidentale, dont fait partie la France, a mené une politique de soutien à divers groupes djihadistes en Syrie dans l’objectif de renverser le président Bachar-al-Assad, sous couvert de la fiction de l’aide apportée à des groupes fictifs de rebelles « modérés ».

La véritable nature de ces prétendus groupes rebelles a été récemment mise en lumière par l’intervention russe qui a entraîné un déchaînement de protestations de la part des chancelleries occidentales au motif que les frappes aériennes auraient visé les rebelles soutenus par l’Occident. Or, les groupes frappés par l’aviation russe appartenaient à l‘Armée de la Conquête, qui regroupe notamment le Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda et des groupes islamistes comme Ahrar al-Cham.

Il est malheureusement fort peu probable que le soutien de l’exécutif français aux groupes djihadistes en Syrie soit dénoncé à la lumière de cette vague d’attentats sans précédents, qui constitue pourtant son aboutissement logique et prévisible. Le chaos auquel a été réduite la Syrie et la prolifération des groupes djihadistes sont en effet le résultat direct de la politique étrangère française au Proche et Moyen-Orient.

Alors que lors des précédents attentats de janvier dernier, l’exécutif avait érigé le réseau Internet, qui aurait favorisé« l’auto-radicalisation » des terroristes, présentés à l’époque de manière mensongère comme des « loups solitaires », en boucs émissaires censés masquer les lacunes et les incompétences des services de renseignement et de sécurité français, et instauré des dispositifs de surveillance de masse des citoyens, cette politique visant essentiellement les libertés individuelles, a montré aujourd’hui son inanité. Il est pour autant fort peu probable que les responsables des services de sécurité, dont le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve – qui ont une fois de plus failli à leur mission – aient à rendre des comptes. Le gouvernement et la classe politique, à quelques exceptions près, se retranchent une fois de plus derrière l’émotion et l’injonction à « l’unité nationale ». Pourtant, les mêmes qui aujourd’hui ont décrété l’état d’urgence et le rétablissement des contrôles aux frontières s’engageaient il y a quelques semaines à peine à participer à l’accueil des migrants syriens, au nom de principes humanitaires, et ce malgré les réserves de l’agence de coopération européenne Eurojust qui affirmait que le trafic clandestin entretenait des liens étroits avec les organisations terroristes en Syrie :

« C’est une situation alarmante parce que nous voyons clairement que le trafic est destiné à financer le terrorisme et que les passeurs sont utilisés parfois pour mener des infiltrations par les membres de l’Etat Islamique. »

Si comme le dit le président François Hollande, la France est « en guerre » aujourd’hui, elle le doit donc pour l’essentiel aux incompétences de l’exécutif et aux incohérences criminelles de la politique étrangère française qui a soutenu et armé les groupes djihadistes ayant plongé la Syrie dans le chaos…

Guillaume Borel, pour Arrêt sur info.ch, le 14 novembre 2015

Quelle : Les Crises.fr

Regionalwahlen : Unser Land oder nix !

Posted on octobre 21st, 2015 by Klapperstein

Élections régionales – Unser Land et ses alliés « Non à l’ACAL, oui à nos régions ! »


Unser Land et ses alliés lorrains et écologistes ont présenté à Strasbourg leurs têtes de listes. Objectif : au moins 10 % des suffrages et la première place en Alsace.

« Une région sans cohérence n’aura pas de cohésion ! » C’est la conviction de Jean-Georges Trouillet. Et c’est dans cet esprit, contre le « déni de démocratie » qu’a été la constitution de l’Alsace – Champagne-Ardenne – Lorraine, pour « l’autonomie régionale, de décision, des personnes, et pour l’écologie » que se lance dans la bataille des régionales la liste « Non à l’ACAL, oui à nos régions ! ».

À Unser Land, parti autonomiste-régionaliste alsacien né en 2009, qui a obtenu près de 50 000 suffrages aux départementales de mars en Alsace, se sont ajoutés des alliés. D’une part le Parti mosellan et le Parti lorrain, avec lesquels il entretient déjà des liens, d’autre part l’Alliance écologiste indépendante (AEI).

La « méga-mégalo-région »

« Le régionalisme a toujours été lié à l’écologie, ce n’est pas une alliance de circonstances, mais de fond », estime Jean-Georges Trouillet, tête de liste « interrégionale » – mot choisi pour affirmer l’opposition à la « méga-mégalo-région » que refusent ces quatre formations.

« On a mal vécu que dans un petit bureau à Paris, on décide de notre sort », confirme l’écologiste Ghislain Wysocinski (Marne). L’AEI, « écolo-centriste, partisane du « ni gauche – ni droite », à la différence d’Europe Écologie les Verts », se retrouve très à l’aise, dit-il, dans ce combat.

« On se démarque des extrêmes », ajoute Thomas Riboulet (Parti lorrain). « Le Front national est jacobin ». « Les régions n’auront ni pouvoir, ni argent », souligne Philippe Mouraux (Parti mosellan), « c’est le vrai problème de l’organisation administrative de la France ».

« Les seuls à vouloir sauver l’Alsace »

« Nous sommes autonomistes, ancrés dans l’histoire : nos prédécesseurs se sont opposés aux impérialismes allemand et français », note Andrée Munchenbach (Unser Land). « Nous sommes les seuls à vouloir sauver l’Alsace et à refuser la société anonyme que symbolise l’ACAL ».

La campagne de la liste, en toute logique, est articulée à l’échelle des régions actuelles. Les affiches déclinent « Non à l’ACAL, oui à l’Alsace, à la Lorraine, à Champagne-Ardenne, à l’écologie ».

L’objectif, calcule Jean-Georges Trouillet, n’est pas de « faire de la figuration », mais de dépasser les 10 % – seuil de passage au second tour – et d’avoir des élus « pour démanteler immédiatement l’ACAL ». Ce serait en organisant le référendum que permet l’article 72 de la Constitution et le code général des collectivités territoriales.

L’autre horizon est de passer de la 3e place à la 1re dans l’électorat alsacien, estime-t-il. À ses yeux, le « concentré de traîtrise déployé en dix-huit mois » par les autres partis politiques devrait amener de l’eau au moulin autonomiste. En Alsace surtout, mais aussi dans les autres régions de la fusion que combat la liste.

Quelle : DNA

Richert verhöhnt die Elsässer

Posted on mai 7th, 2015 by Klapperstein

Der amtierende Präsident des elsässischen Regionalrats Philippe Richert hat sich offensichtlich mit der von den Elsässern massiv abgelehnten Zwangsfusion des Elsaß mit Welschlothringen und der Champagne echt gut abgefunden. Eine Gruppierung namens «Les Jeunes avec Richert», die in seinem Namen schon für die kommenden ALCA-Regionalwahlen wirbt, benutzt obiges Bild als Hintergrund ihrer Facebook-Seite. Das Schlagwort «Engage-toi pour ta région!»  klingt apriori bloß wie das übliche nichtssagende Blabla von UMP, SP und Grünen… doch in dem derzeitigen Zusammenhang, wo Zehntausende von Elsässern sich eben eingesetzt haben, damit ihre Region, ihr Land, doch nicht von der Landkarte gestrichen wird, während Richert absolut nichts dagegen getan hat, außer sich für die Präsidentschaft der Großregion zu bewerben… ist es eine Ohrfeige für alle elsässische Patrioten.

Quelle : Hytt Morje

Aliénation des élus et instinct de survie du peuple

Posted on avril 24th, 2015 by Klapperstein

La loi est-elle l’expression de la volonté générale lorsque le plus grand nombre de ceux pour qui elle est faite ne peuvent concourir, en aucune manière, à sa formation ? Non. Maximilien de Robespierre dans : « Discours sur le suffrage universel » du 25 janvier 1790 (bien avant la Terreur).

L’intelligence collective

Quelles que soient les latitudes, certains peuples font preuve de plus de réussite que d’autres. Or, ce qui détermine généralement les performances d’une communauté, c’est l’intelligence collective. Celle-ci résulte de la faculté d’une communauté à valoriser les créativités individuelles, à mobiliser et rassembler les intelligences au service d’objectifs communs. La capacité de mettre en synergie les intelligences individuelles pour créer, innover et inventer, celle de défendre la cohésion et d’ordonner les solidarités au sein de la communauté, le sens du bien commun… sont ainsi autant de marqueurs de l’intelligence collective d’un peuple.

Mais suivant l’angle sous lequel on regarde, l’intelligence collective d’un peuple peut également se juger à la vitalité de son instinct de survie qui lui commande de protéger son originalité et les biens communs qui concourent à forger son identité.

Nos élus en rupture avec l’instinct de survie du peuple

Or la classe politique alsacienne, en renonçant à la lutte contre la dilution du peuple alsacien dans l’ALCA et en capitulant devant les diktats parisiens, semble en rupture avec l’instinct de survie de ses mandants alsaciens quasi unanimement opposés à la fusion. Elle a choisi de faire allégeance à Paris et prône ainsi une politique de collaboration avec les forces politiques exogènes généralement gangrénées par l’idéologie jacobine, une servitude volontaire : « Avec les partis politiques traditionnels, c’est foutu, ils jouent tous dans la même cour : celle du pouvoir, la plus jacobine (…) Les outils les plus pervers du jacobinisme, ce sont les partis politiques », se désole Charles Buttner[1] qui sait de quoi il parle.

Ainsi, citons en exemple Philippe Richert, devenu le chantre de l’ALCA dont il rêve à présent de faire « le cœur de l’Europe (sic) »[2], le sénateur Guy-Dominique Kennel ou le député Antoine Herth qui, tous trois, ne cessent de stigmatiser les opposants à la fusion et les défenseurs de la pétition « Alsace retrouve ta voix ». La virulence de leurs attaques s’accroît d’ailleurs à mesure qu’explose le chiffre des signataires : déjà 115 000 !!! Ces derniers, qui demandent simplement que la population soit consultée sur son sort, n’ont pourtant formulé qu’une revendication élémentaire dans toute démocratie.

Un référendum « est impossible et illusoire. Le processus (de fusion) est en marche et ne peut être stoppé », s’est emporté Philippe Richert[3]… tout en évitant de prendre position sur le fond. Et pour cause : le référendum, il n’en veut pas ! Tenant bien en main ses troupes et vraisemblablement pas avare de promesses, il a su mobiliser ses affidés de l’UMP pour qu’ils serrent les rangs, lui apportent leur soutien et agissent de concert pour barrer le chemin aux opposants à la fusion. L’ancien président du Conseil général du Haut-Rhin, Charles Buttner, qui le dit rompu à « la danse florentine », n’hésite pas à l’accuser « de poursuivre une stratégie de pouvoir, de brillance personnelle »[4].

Quant au sénateur Guy-Dominique Kennel, qui vient de quitter le Conseil général du Bas-Rhin, s’en prenant lui aussi aux opposants à la fusion, il demeure invariablement dans le sillage de son mentor et protecteur Philippe Richert : « À cause de ces manifestations, nous sommes perçus à Paris comme des autonomistes. Pour certains, on est même des Allemands », s’était-il indigné dans L’Alsace[5] soucieux avant tout du jugement de Paris. Pensez donc, des autonomistes ! voire pire encore… des Allemands, une abomination, l’horreur absolue ! Cinglant, Charles Buttner dit de lui qu’ « il a vendu l’Alsace et le Bas-Rhin. Ce n’est pas pour rien que Richert l’a choisi comme son successeur. Kennel allait suivre la marche sans moufter »[6].

De même, avec des arguties juridiques contestables, Antoine Herth est allé jusqu’à traiter de menteurs les promoteurs de la pétition : « Il n’y a qu’un mot pour désigner une telle attitude : le mensonge ! », a-t-il fulminé, ajoutant que c’était de « l’intérêt de l’Alsace (sic) » d’envoyer des élus dans le nouvel exécutif régional de l’ALCA[7]. Comment peut-on affirmer que l’intérêt de l’Alsace réside dans son enterrement ??? Le 11 avril à Sélestat[8], maniant l’ironie, le même a feint de confondre le drapeau historique alsacien rot un wiss avec celui des « Pollacks »(sic).

Le peuple alsacien doit maintenant se battre sur deux fronts

En refusant de se faire l’écho des plaintes des Alsaciens et de relayer leurs demandes, la plupart de nos élus[9], qui se caractérisent généralement par un sentiment d’appartenance évanescent, se font ainsi les complices implicites des fossoyeurs de l’Alsace, de ceux qui veulent sa désintégration. Ils ne sont plus à côté du peuple qui les a élu pour les défendre, mais contre lui. Au lieu de protéger les intérêts vitaux et existentiels des Alsaciens en prenant la tête du combat, ils les trahissent. Ce faisant, ils sont ainsi sortis du champ de l’intelligence collective du peuple qui, depuis les manifestations de 2014 et dans un sursaut salvateur, a renoué avec l’instinct de survie et entrepris de lutter contre l’effacement de l’Alsace.

A l’avenir, pour survivre, il est clair que le peuple alsacien devra se battre sur 2 fronts : contre les jacobins de Paris qui nous gouvernent, mais aussi contre ses propres élus qui, non content de capituler pour assurer leur carrière, se sont en plus retournés contre lui en prêtant main forte au dominant. Face à cette coalition contre nature, le combat s’annonce d’autant plus rude !

Bernard Wittmann – 23.4.2015

[1] Heb’di – mars 2015

[2] Rue89 – Strasbourg 7.2.2015

[3] Site FR3 Alsace – 10.4.2015

[4] Heb’di – mars 2015. Dans l’interview, Ch. Buttner dit espérer « que cette tentative de demander un nouveau référendum aboutisse ».

[5] L’Alsace 5.12.2014

[6] Heb’di – mars 2015

[7] DNA 15.4.2015

[8] Lors de l’AG de l’assoc. Heimetsproch un Tradition.

[9] Parmi les centristes, et même à l’UMP, quelques élus refusent de capituler et continuent de dénoncer la fusion. Ils s’opposent ainsi à la ligne « collaborationniste » de Ph. Richert envers lequel ils se montrent souvent très critiques. C’est d’ailleurs ce qui a valu à Charles Buttner d’avoir été privé du soutien de l’UMP.

Quelle : hewwemi.net

Servitude volontaire ou résistance ?

Posted on avril 13th, 2015 by Klapperstein

Le fossé se creuse entre le président du Conseil Régional et le peuple dont il est censé défendre les intérêts. Au lieu d’entendre l’inquiétude et la demande de démocratie exprimée par les signataires de la pétition « Alsace, retrouve ta voix! », il s’offusque et invoque la Loi pour rejeter le principe d’une consultation populaire sur l’avenir de l’Alsace.
Même si les conditions légales ou administratives, de compétence, de délais ou de quantité, ne sont pas parfaitement remplies, il n’en demeure pas moins que plus de 110 000 électeurs alsaciens ont demandé à s’exprimer sur l’avenir de leur région. Si l’on rajoute les votes exprimés lors des récentes départementales en faveur du parti régional Unser Land, explicitement opposé à la méga-région (15% en moyenne dans les cantons où il était présent), on comprend le malaise du Président du Conseil Régional. Non seulement il est doublé par la base, mais en outre on peut lui reprocher de n’avoir pas pris l’initiative, associé aux deux assemblées départementales, d’organiser lui-même un référendum. La manifestation du 11 octobre place de Bordeaux aurait pu l’annoncer.

Un référendum, malgré l’éventualité d’un recours du Préfet au Tribunal Administratif, aurait renforcé la position théorique de nos élus contre la fusion. Car, à n’en pas douter, cette fois-ci les Alsaciens auraient compris les enjeux qui leur échappaient lors du référendum d’avril 2013.

Malheureusement l’audace politique a manqué. Après une courte résistance, nos grands élus se sont soumis au diktat parisien et acceptent un fonctionnement qui pose pourtant la question de la démocratie en France. Rappelons que la fusion est imposée à l’Alsace sans l’avis favorable d’aucun de ses parlementaires, contre l’avis de 96% de ses Conseillers Régionaux et Généraux , malgré les motions de centaines de conseils municipaux, malgré des manifestations populaires tout au long de l’automne…

Une loi n’est pas gravée dans le marbre: contestée, elle peut ne pas s’appliquer ou être invalidée par une nouvelle loi. C’est d’ailleurs l’engagement pris par le candidat à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy. La loi portant sur l’écotaxe a fait long feu suite à la résistance des Bonnets rouges bretons…

Une loi qui dessert l’intérêt d’un peuple qu’elle méprise, n’est pas légitime. L’article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 le stipulait : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. » Traduit par Brecht, cela donne : Wo das Recht zu Unrecht wird, wird Widerstand zur Pflicht.

Paradoxalement, les élus alsaciens, unanimes à dénoncer une réforme « ahurissante », « insensée », « une connerie », la valident et se mettent sur les rangs pour la suite. Il serait « impossible […] de tout arrêter »? Mais à quoi servent des élus politiques, s’ils capitulent devant la difficulté ? Aucun geste fort, même symbolique ( hormis dans l’enceinte du Conseil Général du Haut-Rhin). Si nos parlementaires ou les conseillers régionaux avaient vraiment donné de la voix , s’ils avaient par exemple démissionné en bloc pour marquer leur rejet d’une loi inique, ils auraient sans doute changé le cours de l’histoire. Ils faisaient preuve de courage et redoraient l’image du politique. Au lieu de quoi ils se complaisent dans les limites du juridiquement « possible » et se rendent complices du système jacobin mortifère.
En même temps ils sont absents aux côtés des manifestants et parmi les pétitionnaires. Elus par une minorité des électeurs inscrits, dans un contexte de forte abstention et de vote FN, ces élus sont-ils encore représentatifs des attentes et des intérêts des Alsaciens ?

Le temps est venu d’un Osterputz politique, avec Unser Land, pour le salut de l’Alsace et pour un renouveau de la démocratie française !

Quelle : Unser Land

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L’Osterputz politique souhaité par Unser Land n’aura selon toute vraisemblance malheureusement pas lieu  lors des élections régionales en décembre prochain étant donné les règles du jeu antidémocratique que nous impose la République Française.

Pour avoir des élus, non seulement Unser Land devra trouver des alliances dans les 8 départements non-alsaciens de la nouvelle méga-région, ce qui est déjà en soi très compliqué, mais le parti autonomiste alsacien ne pourra de toute façon avoir d’élus que si la liste à laquelle il appartiendrait obtenait 10% des voix sur l’ensemble des dix départements constituants la nouvelle région ALCA.

C’est à dire qu’avec 20 % des voix sur les deux départements alsaciens, Unser Land n’aurait aucune chance d’avoir le moindre élu, à moins d’avoir des alliés  outre-vosgiens qui atteindraient près de 6 ou 7% des voix, ce qui est très improbable, même si c’est naturellement tout le mal qu’on leur souhaite.

L’ensemble des modes de scrutins de la République Française forment un système de démocratie minimaliste à forte orientation antidémocratique, et ce particulièrement pour les partis politiques régionalistes. Un tel système politique ne mérite aucunement à nos yeux d’être qualifié de démocratie. UH

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