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Lettre ouverte au préfet du Grand Est, M. Jean-Luc Marx

Posted on février 11th, 2018 by Unsri Heimet !

Communiqué de presse du l’association UNSRI HEIMET du 10 février 2018

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Lettre ouverte au préfet du Grand Est, M. Jean-Luc Marx

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Monsieur le Préfet,

Vous avez été chargé par le Premier ministre, M. Edouard Philippe, d’une mission de réflexion sur « l’évolution du Bas-Rhin et du Haut-Rhin à l’intérieur du Grand Est », tout en évaluant « la réalité des volontés exprimées ». Vous devez ainsi résoudre un étonnant paradoxe, car tout indique que la sortie du Grand Est correspond à la volonté exprimée par le plus grand nombre. Vous ne pouvez en effet ignorer que 117 000 Alsaciens ont signé une pétition dans ce sens, et que 84% des Alsaciens souhaitent voir l’Alsace redevenir une région à part entière (sondage CSA de mai 2017) :

https://www.csa.eu/fr/survey/les-alsaciens-et-leur-region

Si cela ne suffit pas pour vous convaincre de cette « réalité », vous n’avez qu’une seule solution : organiser un référendum sur la « question alsacienne », posant clairement la question de la sortie de l’Alsace du Grand Est. Toute autre solution de type demi-mesure qui instaurerait une forme d’Alsace dans le Grand Est, et qui par fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin mettrait de surcroît le droit local en danger, est vouée à l’échec et ne ferait qu’accroître la malaise alsacien.

A travers votre rapport au Premier ministre, vous pouvez soit préconiser d’entretenir le mécontentement du plus grand nombre, comme c’est le cas dans la situation actuelle, soit proposer d’accéder aux revendications légitimes de l’écrasante majorité des Alsaciens.

Dans votre réflexion, vous ne pouvez pas faire l’économie de consulter le plus largement possible la population alsacienne, ni vous contenter d’en référer aux seuls élus – dont certains sont prompts à croire en une solution par définition insatisfaisante qui diviserait durablement les Alsaciens – et aux représentants de la société civile.

La mission qui vous a été confiée est la reconnaissance explicite du fait et du malaise alsaciens par la République. Les Alsaciens demandent réparation du préjudice subi né de l’adoption de la loi du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des régions, pour ne pas avoir été préalablement consultés. La Charte européenne de l’autonomie locale obligeait en effet la France à organiser un référendum, comme le Conseil de l’Europe l’a rappelé lorsqu’en 2016 il a constaté à l’unanimité la violation par la France de la

Charte européenne. La loi antidémocratique a non seulement spolié les Alsaciens de toute représentation politique et institutionnelle propres, elle a aussi enchaîné les départements alsaciens dans une construction administrative artificielle, irrespectueuse des spécificités alsaciennes qui se sont ainsi trouvées bridées. Il est inutile de préciser que la grande région est également une importante source de gabegie, comme l’indique la Cour des comptes dans ses rapports.

Monsieur le Préfet, les Alsaciens ne veulent pas d’une Alsace au rabais, ils veulent d’une Région Alsace à statut particulier, qui soit véritablement innovante sur le plan institutionnel et ouverte sur son espace naturel rhénan. Il est temps de réparer la faute grave commise par le gouvernement précédent. La France, pays le plus centralisateur d’Europe, s’honorerait de reconnaître qu’elle peut aussi être riche de ses régions, de leurs cultures et de leurs identités respectives.

Monsieur le Préfet, si le droit à la différenciation repose sur le caractère marqué d’une identité sur un territoire donné, les Alsaciens demandent incidemment pour l’Alsace le même droit à la différenciation que celui qui sera accordé par la constitution à la Corse, car en effet, l’identité alsacienne n’est pas moins marquée que l’identité corse : culture, dialecte, droit local notamment. Le président de la Région Bretagne, M. Loïg Chesnais-Girard, réunira le 15 février prochain le Conseil régional afin de travailler sur la question du droit à la différenciation pour la Bretagne. L’Alsace se caractérise elle aussi par une forme d’insularité, territoriale, parce qu’elle est enclavée géographiquement entre Vosges et Rhin tout en étant frontalière au cœur du continent européen et naturellement largement ouverte sur l’Allemagne et la Suisse.

La France n’a jamais été un bloc monolithique que dans l’esprit de certains gouvernants, ignorants des réalités locales. Le centralisme outrancier, cultivé depuis trop longtemps, nuit à l’efficacité de l’action publique. L’autonomie locale est l’âge adulte de la démocratie.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, les salutations vigilantes des Alsaciens.

Pour l’association UNSRI HEIMET,

Le Président,

Dominique Greder.

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Lettre ouverte au format PDF disponible ici.

Unsri Heimet sur Facebook

Très belle initiative de l’association les Alsaciens Réunis !

Posted on décembre 30th, 2017 by Unsri Heimet !

« Bravo, et sachez que bien évidement l’association Unsri Heimet soutiendra cette démarche. »

La question alsacienne relève clairement du droit international. L’État français a violé de façon ostensible et délibérée la Charte européenne de l’autonomie locale l’obligeant pourtant à organiser un référendum en cas de modification des limites des collectivités territoriales.

Ce faisant, il a renié à la fois la parole donnée aux Français de respecter leurs collectivités territoriales ainsi que ses engagements internationaux vis-à-vis de tous les États parties à ce traité.

L’État français aurait pourtant pu dénoncer ce traité préalablement à l’adoption de la loi et démontrer ainsi sa véritable nature antidémocratique. 46 des 47 États membres du Conseil de l’Europe ont constaté et dénoncé cette violation par l’État français du droit de près de deux millions d’Alsaciens à pouvoir disposer de leur représentation politique propre à travers une collectivité territoriale indépendante de toute autre.

L’Alsace et les Alsaciens ont été spoliés de ce droit fondamental à exister politiquement et institutionnellement, et ils doivent être rétablis sans plus attendre dans l’exercice de ce droit.

Le Conseil de l’Europe, dans ses conclusions, a invité l’État français à prendre des mesures, mais rien n’a été fait depuis mars 2016.

Au vu du droit international, de force supérieure à la loi française comme le stipule la Constitution, la revendication du rétablissement d’une Région Alsace apparaît plus légitime que la revendication séparatiste catalane, quelle que soit la sympathie pour cette dernière.

Ce qui s’est passé pour l’Alsace serait inimaginable en Corse, qui au 1er janvier 2018 disposera d’une collectivité territoriale unique. Le manque de respect de l’État français pour l’Alsace et son histoire est intolérable.

Face à l’absence de dialogue et à l’autisme des autorités françaises qui persistent dans l’erreur historique commise en rayant l’Alsace de la carte et des manuels scolaires, la démarche des Alsaciens Réunis auprès des plus hautes instances de l’Organisation des Nations Unies a pour but d’alerter la communauté internationale sur le déni de démocratie qui a cours en France et d’inscrire l’Alsace institutionnelle à l’agenda du prochain Forum sur les questions relatives aux minorités du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, lequel doit se tenir le 3 décembre 2018.

Une entrevue a été demandée dans ce sens par voie de courrier et de message électronique adressé au Secrétaire Général de l’ONU, M. António Guterres, dont les Alsaciens Réunis sont sûrs d’obtenir une écoute attentive.

Ils souhaitent informer et sensibiliser le Secrétaire Général au sort de l’Alsace et au malaise alsacien.

En 2016 déjà des Alsaciens, Bretons, Corses ou Savoisiens s’étaient rendus au Forum pour demander le statut de minorité nationale. C’est bien la démonstration que le Forum est tout à fait indiqué pour constituer une tribune où les Alsaciens peuvent être écoutés et entendus à l’échelle de la planète. Cette fois, les Alsaciens Réunis demanderont à cette tribune internationale qu’il soit reconnu aux Alsaciens le droit fondamental d’exister « à nouveau » politiquement dans leur propre pays, ce dont une loi inique les a privés.

Outre le Secrétariat Général des Nations unies, le même courrier a été adressé au Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, au Conseil de l’Europe et aux médias nationaux, régionaux et locaux. Les Alsaciens Réunis sont confiants. Ils ne lâcheront rien jusqu’à réparation du préjudice subi, et sont prêts à faire le déplacement à Genève ou à New-York.

Ils invitent tous les défenseurs sincères de l’Alsace à soutenir leur démarche pour en garantir un succès le plus large possible à l’échelle « régionale ».

Il n’y a aucune fatalité et les Alsaciens, qui avec une constance exemplaire demandent à 84% le retour de la Région Alsace, doivent se battre et le faire savoir, c’est ce que font les Alsaciens Réunis, car la victoire est au bout du chemin.

Le droit international est du côté de l’Alsace et des Alsaciens, comme l’a démontré la plainte couronnée de succès devant le Conseil de l’Europe.

Leur cause est de facto juste et légitime.

Au-delà des questions juridiques, tous les indicateurs démontrent que le « grand est » est une hérésie qui nuit gravement, chaque jour un peu plus, à l’identité alsacienne.

Il n’y a aucune appétence pour le « grand est » malgré les efforts inutiles et onéreux de quelques complices zélés de l’État français.

Tous les secteurs dans lesquels l’identité alsacienne pouvait s’exprimer sont atteints, sans oublier l’économie, le tourisme et même la structure sociale.

Un mouvement de fond se manifeste contre le « grand est », mais il faut à présent des résultats.

Il n’est pas encore trop tard, mais il faut agir vite.

Vive l’Alsace !

Président des Alsaciens Réunis. Sébastien Dell’Era

Vice Président. Chris SPRAUEL

Pour suivre les Alsaciens Réunis sur Facebook c’est ICI

Pour voir la vidéo de Sébastien DELLERA, président de l’association les Alsaciens Réunis le 29.12.2017 au JT de France 3 Alsace c’est ICI

Unsri Heimet sur Facebook

Non à un monstre administratif, oui au retour à la Région Alsace.

Posted on décembre 18th, 2017 by Unsri Heimet !

Le destin de l’Alsace ne sera jamais scellé. Le Président de la République et le gouvernement, malheureusement encouragés par certains parlementaires alsaciens, irrespectueux de la volonté de retrait d’une forte majorité d’Alsaciens, ont à plusieurs reprises annoncé leur intention de maintenir l’Alsace dans le Grand Est. Le motif invoqué serait le risque de contagion en cas de modification du découpage de la carte territoriale régionale. Cette réforme régionale serait si fragile qu’il ne serait pas possible de corriger l’intégration forcée de l’Alsace dans le Grand Est sans remettre en cause tout l’édifice. Peu crédible!
Mauvais prétexte à une bien mauvaise solution: un projet de monstre administratif aussi ubuesque qu’ingérable est avancé. Nous estimons au contraire que faire perdurer une situation injuste et inefficace pour l’Alsace, réduite à un méga département , entraînera un nouveau malaise alsacien durable, une longue période de désamour entre l’Alsace et certains de ses représentants , entre l’Alsace et La République en Marche, entre l’Alsace et la sphère gouvernementale.

Surtout il n’est pas admissible, dans un pays se disant démocratique et celui des Droits de l’homme, et héritier des Lumières, que l’attente – exprimée dès l’origine à l’unanimité des collectivités territoriales et confirmée récemment à 85% des Alsaciens interrogés par plusieurs sondages successifs – d’ une organisation politique et administrative de l’Alsace s’appuyant sur son entité régionale historique et culturelle soit ignorée et même bafouée. Une Alsace qui a disposé à plusieurs étapes de son histoire d’une large autonomie administrative propice à une économie et une civilisation florissantes.
Pour nous, la sortie de l’Alsace et son retour à une région de plein exercice, renforcée des compétences nécessaires à son dynamisme, à ses particularités juridiques, linguistiques, économiques, transfrontalières et culturelles reste la seule issue crédible à une situation stupide que les Alsaciens n’ont pas choisie, et pour laquelle ils n’ont pas été consultés. Un statut administratif de seconde zone les plaçant en situation d’infériorité institutionnelle est inacceptable. L’intégration forcée dans le Grand Est a été massivement refusée lors de deux pétitions ayant reçu un énorme soutien populaire: 115 000 signatures pour l’une rejetée avec mépris par le précédent président du Grand Est , l’autre de 70000 signatures initiée, comble du cynisme en politique locale, par le nouveau président de ce « machin ».

Se contenter de pseudos compétences en matière d’économie, d’attractivité et de tourisme dans un super département « Alsace » comme viennent de le proposer quelques associations bas-rhinoises est tout simplement ridicule.
Cela signifierait en outre que l’Alsace serait durablement, voire définitivement, empêtrée dans une trop grande région plus vaste que la Belgique et la Suisse Ses effets pervers sont dénoncés régulièrement : énormes dépenses supplémentaires pour aligner les rémunérations des personnels et des élus, lourdeurs et graves dysfonctionnements de son fonctionnement et de celui des multiples structures qui en dépendent.

Nous ne renoncerons pas : l’Alsace mérite mieux que des petits arrangements entre camarades de promotion ou entre élus, et des reculades face à une stratégie ouvertement destinée à la priver de sa capacité à prendre son destin en main. Nous continuerons de revendiquer pour l’Alsace l’intégralité des compétences régionales élargies à des attributions nouvelles lui permettant de gérer les situations spécifiques la concernant (droit local, bilinguisme, coopération transfrontalière…).

Bernard Stoessel, Monique Matter, Patrick Kleinclaus, François Schaffner.
Extrait de la page Facebook « Manifeste pour l’Alsace »

Unsri Heimet sur Facebook

L’école A.B.C.M et les chocolats Daniel STOFFEL

Posted on novembre 15th, 2017 by Unsri Heimet !

Superbe partenariat !

Du chocolat Stoeffel pour soutenir l’école Alsacienne ABCM zweisprachigkeit Ingersheim.

25% de la vente va à l’école.


Le catalogue ainsi que le bon de commande est attaché lien ci-dessous, vous pouvez également passer par moi pour des commandes, le 24 novembre au plus tard.

Thierry Roland Kranzer

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Manifeste pour l’Alsace

Posted on novembre 5th, 2017 by Unsri Heimet !

Pour une consultation obligatoire des Alsaciens sur l’organisation de la nouvelle Région Alsace après sa sortie du Grand Est.

La nécessité et l’urgence de la sortie de l’Alsace de la pseudo-région Grand Est et le rejet du caractère tout à fait illégitime de son inclusion forcée dans un ensemble territorial immense et artificiel sont exprimés d’une manière de plus en plus sensible chaque jour par une majorité croissante d’Alsaciens . Elle correspondent à une volonté clairement exprimée, chaque fois que l’occasion leur est donnée, par les Alsaciens. Le dernier sondage à l’égard du Grand Est confirme le rejet référendaire de 2013 : les Alsaciens, visiblement attachés à leur organisation historique, sont 84% à souhaiter ce retrait avec le maintien des deux département dans le cadre d’une région Alsace retrouvé, mais seulement 73% pour une collectivité totalement fusionnée incluant les compétences départementales et régionales.

La perception de cette expression forte des habitants de notre « ex Région Alsace » a certainement joué un rôle dans la démission du premier président de la région Grand Est, d’origine alsacienne, mais manifestement totalement en porte à faux depuis cinq ans par rapport à la majorité écrasante de celles et ceux qu’il était sensé représenter.

Le temps est venu de réfléchir à la meilleure manière de procéder pour organiser une nouvelle Région Alsace en y associant les Alsaciens. Il ne fait pas de doute que la consultation des Alsaciens est une nécessité démocratique et une condition de la réussite de cette nouvelle page d’histoire de l’Alsace. Le projet ne doit pas, une fois de plus, être concocté dans le cadre des restaurants et cafétérias de l’Assemblée et du Sénat et in fine entre les murs et dans le secret de l’Elysée entre des élus alsaciens irrespectueux de la volonté de leurs mandants alsaciens et comme en 2013 par un Président de la République à la politique erratique, visiblement mal informé par ces mêmes députés et sénateurs complices dont certains abusivement idéologues et d’autres ultra-carriéristes.

Fusionner les départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin sans demander au préalable aux habitants et citoyens de chacun d’eux d’exprimer clairement et démocratiquement leur volonté reviendrait à reproduire le lamentable mariage forcé de l’Alsace à la Lorraine et à la Champagne-Ardenne reproché à juste raison au gouvernement socialiste dirigé par Manuel Vals avec l’aval du président François Hollande. Les électeurs en éliminant tous les candidats socialistes lors des présidentielles et législatives récentes ont confirmé ce rejet total des auteurs de ce forfait par une sanction politique indiscutable et évidente.
En cela, nous jugeons l’ »Appel des Cent » indécent même si nous partageons avec eux l’ objectif prioritaire de la sortie de l’Alsace de la Région Grand Est.
Les deux Conseils Départementaux disposent de la légitimité démocratique et des moyens légaux et financiers pour organiser cette consultation en proposant plusieurs alternatives d’organisation de la nouvelle collectivité territoriale à statut particulier que nous appelons de nos voeux :

- une collectivité régionale à statut particulier exerçant aussi de nouvelles compétences demandées à l’Etat, droit local, bilinguisme, relations transfrontalières, avec le maintien des deux Conseils départementaux, leur élus siégeant ensemble dans le cadre du conseil commun régional
- une collectivité fusionnée exerçant à la fois les compétences régionales et départementales ainsi que de nouvelles compétences demandées à l’Etat, droit local, bilinguisme, relations transfrontalières. avec disparition des départements.

Le temps est venu pour les Alsaciens de revendiquer clairement et fortement ce droit d’expression démocratique et en conséquence celui du choix de leurs institutions, un choix démocratique que certains politiciens et faiseurs d’opinion, qu’ils soient pour ou contre la sortie de l’Alsace du Grand Est, tentent de leur confisquer.

La nouvelle Alsace sera démocratique à l’écoute de ses citoyens et non le fruit de combines entre politiciens !

Voir l’article sur la page Facebook : Manifeste pour l’Alsace

Communiqué d’un collectif d’Alsaciens.

Posted on octobre 16th, 2017 by Unsri Heimet

Communiqué d’un collectif d’Alsaciens.

A l’occasion de l’élection du nouveau président de la méga-région Grand Est, le mouvement alsacien au travers de ses principales composantes appelle l’ensemble des forces vives d’Alsace à un rassemblement unitaire le 20 octobre prochain à 9 heures devant le conseil régional, à Metz.

Depuis les premières annonces de fusion de l’Alsace avec ses régions voisines en 2014, nous n’avons cessé d’interpeller et de mettre en garde les élus sur les incohérences d’une telle fusion.

Depuis 3 ans, nous nous appuyons sur des faits et nous nous faisons l’écho d’une volonté populaire : Plus de 117 000 Alsaciens ont signé en moins de deux mois la pétition « Alsace retrouve ta voix » demandant la tenue d’un référendum sur la fusion de l’Alsace avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne en 2015 ;

Le viol par la France de la charte européenne sur l’autonomie locale, qui impose une consultation des conseils territoriaux ainsi que la voie référendaire lorsque c’est possible avant toute modification des délimitations intérieures d’un pays signataire.

Le rapport de la cour des comptes d’octobre 2017 qui épingle la réforme territoriale et le surcoût des nouvelles régions, en totale contradiction avec l’argument principal des initiateurs de cette réforme ;

Le sondage CSA de mai 2017 relève que 84% des Alsaciens souhaitent un retour à la région Alsace, 73% sont favorables à la création d’un conseil unique d’Alsace ; Les présidents du Haut-Rhin et du Bas-Rhin sont favorables à la création d’une collectivité à statut particulier par fusion des départements, toujours en sortant du Grand Est ; L’ensemble des députés alsaciens souhaitent redonner une existence institutionnelle à l’Alsace ;

Le dépôt d’un projet de loi visant à recréer les régions d’avant 2015 par référendum, déposé par des sénateurs et députés d’Alsace et de Moselle ces derniers jours ;

« L’appel des 100 » pour un retour à la région Alsace… La démission de Philippe Richert fin septembre démontre toute la difficulté de gérer une région grande comme deux fois la Belgique, sans en avoir ni le budget ni les compétences. Nous n’oublions pas non plus que M. Rottner, qui devrait en toute logique être élu président du Grand Est, était un farouche opposant à cette fusion. Nous espérons qu’il se souviendra de la pétition qu’il avait alors lancée en 2014, obtenant plus de 60 000 signatures, tandis que la « motion Rottner » avait été adoptée par 259 communes d’Alsace. Nous avons répondu à son appel et portons encore aujourd’hui le message proféré par M. Rottner place de Bordeaux un certain 11 octobre : « Elsàss, steh ùff ! » (« Alsace lève-toi ! »). Nous attendons désormais un signal fort de la classe politique alsacienne et des élus qui étaient vent debout contre la réforme territoriale : ce qu’une mauvaise loi a fait, une bonne loi peut le défaire.

Face au déni de démocratie d’une réforme territoriale bâclée et d’un mariage forcé, nous réitérons notre demande d’organisation d’une consultation citoyenne sur la question d’une sortie de l’Alsace du Grand Est et de la création d’une collectivité à statut particulier.

Depuis 2015, certains élus pro-Grand Est marginalisent la contestation alsacienne. Les faits nous donnent raison et l’ouverture affichée par d’autres élus plus courageux ainsi que par le président de la république nous donnent toutes les raisons d’espérer.

Le contexte n’a jamais été si favorable et il est temps de gommer les erreurs du passé avant que l’Alsace n’en paye définitivement le prix fort.

Les signataires :

Collectifs : LES ALSACIENNES UNIES, LES ALSACIENS REUNIS, UNSRI HEIMET ELSASSLAND, ELSASSBOOK , L’ALSACE Mouvements politiques : UNSER LAND, 57- LE PARTI DES MOSELLANS

Rot un Wiss à Blotzheim

Posted on janvier 24th, 2017 by Unsri Heimet

L’association Unsri Heimet tiens à remercier le Maire de Blotzheim, monsieur Jean Paul MEYER ainsi que l’ensemble des membres du conseil municipal.

Au nom de l’association, je voudrais également et tout particulièrement remercier Madame Dominique ZIMMER qui est l’initiatrice de la demande concernant la mise en place de deux drapeaux Rot un Wiss à l’hôtel de ville de Blotzheim, bravo et merci Madame ZIMMER.

C’est donc au nom de l’association Unsri Heimet que je me permets de vous transmettre ce message, nous sommes  fier de vous tous, fier de cette commune qui aujourd’hui porte haut nos si belles couleurs, nos valeurs alsaciennes, l’étendard de notre si belle région, l’ALSACE.

BRAVO ET MERCI… POUR L’ALSACE…