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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim ! Das Elsass, unsri Heimet !

Un placebo institutionnel pour l’Alsace

Posted on octobre 30th, 2018 by Klapperstein

Suite aux déclarations du Premier ministre et à la signature de la déclaration commune en vue de la création d’une collectivité européenne d’Alsace, Unser Land fait l’analyse suivante :

Cette déclaration fait suite à quatre années de lutte pour une renaissance institutionnelle de l’Alsace. Elle répond à la mobilisation de la société civile et citoyenne, incarnée sur le plan politique par Unser Land. Mais in fine elle ne respecte pas les Alsaciens, qui dans leur grande majorité s’expriment pour la sortie du Grand Est et qui aspirent légitimement à se voir appliquer un statut particulier, comme cela est d’ores et déjà prévu dans la Constitution.

Sur un plan juridique, la création de la Collectivité d’Alsace, telle qu’envisagée par le Gouvernement, pose de sérieuses questions de viabilité. Si la fusion sèche des départements est faisable, l’attribution de compétences supplémentaires se heurte aux principes constitutionnels. En effet, les collectivités de droit commun (départements, par exemple) doivent avoir le même statut et assumer les mêmes compétences, cela a été rappelé en décembre dernier par le Conseil d’État. Seules les collectivités à statut particulier (art. 72) peuvent déroger à ce cadre ; or, le gouvernement exclut cette solution. De ce fait, quand les mirages se seront dissipés devant l’implacable réalité jacobine de ce pays, il restera ne restera plus qu’un département Alsace à l’intérieur du Grand Est. Les élus, si prompts aujourd’hui à sentir les effets positifs de ce placébo, nous expliqueront, la main sur le cœur, que leur « désir d’Alsace » s’est heurté aux réalités constitutionnelles. Et ils capituleront une nouvelle fois, au nom de la République !

Sur le plan des compétences : si les thèmes évoqués figurent parmi nos priorités, nous constatons que les avancées sont très faibles et restent de l’ordre du marketing politique :

- Sur le transfrontalier, la région « Grand Est » garde la main. Le schéma alsacien de coopération transfrontalière sera non prescriptif et devra s’inscrire dans les orientations fixées par le Grand Est. Les moyens d’action seront donc marginaux.

- La question du bilinguisme est évoquée sous l’angle du « plurilinguisme », la situation alsacienne est mise sur le même plan que celle de la Meuse ou des Ardennes. Il est évoqué un rôle de pilotage sur ce sujet, sans en préciser les moyens réels. L’État garde la main sur le recrutement, la formation et la titularisation des enseignants. La Collectivité européenne d’Alsace devra se contenter d’un rôle d’accompagnement restant à définir.

- Sur les transports, l’A35 sera cédée à la nouvelle collectivité. Pour ce qui est de la mise en place d’une éventuelle écotaxe, on reste dans le flou juridique. La collectivité pourra être associée aux projets d’infrastructures transfrontaliers, mais a priori, elle n’exercera pas ici de leadership. Par contre, le texte valide le GCO.

- Quant à la question culturelle, elle est abordée sur l’angle du transfrontalier et du tourisme ! Là encore, il n’y a pas de remise en cause des compétences du Grand Est.

- La réorganisation des fédérations culturelles, sportives et professionnelles à l’échelle alsacienne est permise… à l’échelon infrarégional. Il n’y a donc aucune évolution de ce point de vue !

- Les transports ferroviaires, l’aménagement du territoire et la formation professionnelle, compétences clés, restent à la région Grand Est.

- La question du Droit local n’est même pas évoquée.

- L’organisation des services déconcentrés de l’État n’est pas remise en cause. La santé, la jeunesse et sport, la culture, etc. resteront organisés à l’échelle du Grand Est. Pire, les préfectures du Haut-Rhin et du Bas-Rhin sont maintenues, empêchant la mise en place d’une politique à l’échelle alsacienne au niveau des services de l’État.

Enfin, le mode d’élection des conseillers de la future collectivité (scrutin en binôme et non par liste) est un scandale. Il maintiendra à la collectivité départementale son caractère d’assemblée de notables et empêchera de facto toute diversité politique dans l’assemblée. Ici, les présidents des départements ont su défendre leurs intérêts personnels et partisans.

En conclusion, si le gouvernement a enfin compris que les Alsaciens ont des attentes, il y répond en proposant la création d’une collectivité au rabais se caractérisant par une viabilité juridique douteuse et des compétences quasi « décoratives ». Le montage du projet ne va pas non plus dans le sens de la simplification administrative et de la lisibilité des responsabilités politiques. Le projet ne répond ni aux attentes des Alsaciens (sortie du Grand Est, collectivité à statut particulier) ni aux ambitions que l’on pourrait avoir en matière de construction européenne.

C’est un simple gadget bas de gamme : flashy mais inutile. Mieux que rien, mais trois fois rien.

Jean-Georges Trouillet

Quelle : Unser Land

Nach monatelangem Hin und Her hat der französische Premierminister Édouard Philippe heute Abend in Paris die Gründung einer sogenannten „europäischen Gebietskörperschaft Elsaß“ vorgeschlagen.

Straßburg/Paris – Die letzten Verhandlungen haben noch heute den ganzen Tag gedauert. Schließlich trat der französische Regierungschef heute Abend gegen 18 Uhr 20 vor die Presse um anzukündigen, daß Frankreich nun die Gründung einer „europäischen Gebietskörperschaft Elsaß“ anstrebe, die aus den bisherigen Bezirken Unter- und Oberelsaß bestehen bzw. „besondere und zusätzliche“ Kompetenzen in den Bereichen grenzüberschreitende Zusammenarbeit, Zweisprachigkeit, Tourismus und Verkehr erhalten soll.

„Für das Elsaß haben wir versucht, Handarbeit zu erzeugen,“ so Premierminister Philippe heute Abend im Hotel Matignon unmittelbar nach der Unterzeichnung eines Abkommens zwischen der französischen Regierung, der Region Grand Est und den Bezirken Unter- und Oberelsaß.

Im unterzeichneten Abkommen heißt es u.a.: „Die europäische Gebietskörperschaft Elsaß wird sich auf dem Kompetenzsockel der Bezirke stützen wird zusätzliche und besondere Befugnisse erhalten, u.a. In den Bereichen der grenzüberschreitenden Zusammenarbeit, der Zweisprachigkeit, der Gebietsattraktivität, des Verkehrs und der Kultur erhalten. […] Es geht darum, dem Elsaß zu ermöglichen, eine neue Seite seine Geschichte zu schreiben im Dienste Frankreichs und der Franzosen. […]“

Bezüglich der Zweisprachigkeit steht „soll das Elsaß zu einem mehrsprachigen Gebiet werden […] der europäischen Gebietskörperschaft Elsaß obliegt die Verstärkung der Zweisprachigkeits- und Mehrsprachigkeitspolitik […]“

„Es ist ein großer Tag für das Elsaß, ich würde sogar sagen ein historischer Tag, denn das Elsaß kommt zurück […] In der Tat gab es das Elsaß nicht mehr, das Elsaß wird wiedergeboren,“ so die erste Reaktion der oberelsässischen Bezirkstagspräsidentin Brigitte Klinkert.

Quelle : Strassburger Zeitung

UL-Trouillet: „Raus aus der Resignation!“

Posted on octobre 28th, 2018 by Klapperstein

Im Interview mit der in Straßburg erscheinenden Zeitung „Dernières Nouvelles dʼAlsace“ bekräftigte der Generalsekretär der elsässischen autonomistischen Partei „Unser Land“, Jean-Georges Trouillet, die Ablehnung der Autonomisten für die derzeit von der französischen Regierung vorgeschlagene Lösung der elsässischen Frage.

„Wir befinden uns in der Zivilgesellschaft. Diese tief gründende Bewegung hat mit der Gebietsreform begonnen. Ohne unsere Mobilisierung würde man vom Elsaß nicht mehr reden. […] wir werden es nur schaffen, wenn die Elsässer bereit sind, ihre Erwartungen in eine politische Handlung umzusetzen. Wir stellen die allgemeine Organisation der Republik in Frage, was durchaus mißfallen kann. Doch was mich optimistisch stimmt, ist die Argumentlosigkeit unserer Gegner, die sich mit Beleidigungen begnügen und keine Gegenvorschläge bringen. […]“

Bezüglich des sogenannten „Mouvement pour lʼAlsace“ (Bewegung für das Elsaß) der republikanischen Parlamentarier Patrick Hetzel und André Reichardt erklärt er: „Wir sind ja nicht naiv: hätten sie konstruktiv sein wollen, so hätten sie sich voraus mit uns in Verbindung gesetzt. Es ist doch ein Witz. Sie sind offensichtlich in der eigenen Partei isoliert. Die Gründung dieser Bewegung bringt eine doppelte Feststellung. Kündigt sie ein einseitiges Umfallen der Präsidentin Klinkert und Bierry? Wenn sie aufbauen wollen, dann ist ihnen unsere Tür offen. Diese Bewegung sollte aber den bloßen Rahmen der Republikaner sprengen. Bisher zeigt die Methode keinen großen Willen zum Versammeln. […]“

Was die Zukunft des Landes betrifft, so findet Trouillet ebenfalls klare Worte: „Wir denken, daß das Elsass diese Opferrolle verlassen muß, um sich der Tat zu widmen und sein Schicksal in die Hand nehmen. Wir müssen den Elsässern helfen, aus der Resignation herauszukommen. […] Wir haben die Fähigkeit, den Erwartungen der Bevölkerung zu entsprechen. Wir wollen, dass die Elsässer sich die öffentlichen Angelegenheiten wieder aneignen, und zwar durch die partizipative Demokratie, vor allem in den Städten […]“

Quelle : Strassburger Zeitung

Französische Staatssekretärin will unsere Feldgrauen nicht ehren

Posted on septembre 21st, 2018 by Klapperstein

Bild © Facebook / Elsaß-Lothringische Feldgraue 1914-1918

Straßburg/Paris – In nicht einmal zwei Monaten wird sich das Ende des Ersten Weltkriegs zum 100. Mal verjähren. Zu diesem Anlaß hat der Bürgermeister und Abgeordnete von Molsheim Laurent Fürst (LR) angeregt, daß eine besondere Botschaft in Elsaß-Lothringen zur Erinnerung an die 50.000 gefallenen Elsässer und Deutsch-Lothringer verlesen werde, die damals ihre Heimat in der deutschen feldgrauen Uniform tapfer verteidigten.

„Es ist heute möglich gelassen darüber zu reden,“ so Fürst, für den die Zeit nun auch gekommen ist, „den 50.000 elsässischen und lothringischen Soldaten“ zu gedenken, „die unter der Uniform des Deutschen Reichs gefallen sind […] Es handelt sich bloß darum, den Mut und das Opfer dieser Elsaß-Lothringer nicht ignorieren zu wollen, deren Tod in diesem Moment des Gedenkens nicht weggewischt werden dürfte.“

Eine besondere Botschaft ist « nicht wünschenswert »

Die zuständige französische Staatssekretärin beim Verteidigungsministerium Geneviève Darrieussecq sieht das aber weiterhin unverändert in jakobinischer Manier unversöhnlich: „Wenn ich die Botschaften vom 8. Mai bzw. vom 11. November bewillige, so denke ich nicht an das Elsaß bzw. an Deutsch-Lothringen, sondern an ganz Frankreich,“ denn eine besondere Botschaft für die gefallenen Elsaß-Lothringer sei „nicht wünschenswert.“

Quelle : Strassburger Zeitung

Et le peuple alsacien, quand sera-t-il consulté ?

Posted on septembre 17th, 2018 by Klapperstein

Communiqué de presse d’Unser Land : Et le peuple alsacien, quand sera-t-il consulté ?


Suite à la visite en Alsace de Mme Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur, Unser Land prend note des déclarations de la ministre indiquant « que le gouvernement fera tout pour le retour d’une collectivité d’Alsace ».

Unser Land regrette que les partis et la société civile n’aient pas été consultés, que les concertations et les groupes de travail annoncés soient l’apanage d’un cercle d’élus dont on sait qu’ils n’ont qu’une représentativité très relative, en particulier sur ce sujet. Chacun sait que les élus qui ont été consultés n’ont pas fait campagne sur l’avenir institutionnel de l’Alsace, ils n’ont donc pas légitimité à se prononcer sur ce sujet. Seul le peuple alsacien est souverain et doit être consulté par référendum.

Unser Land met en garde contre le piège qui consisterait à bricoler un département unique en lui attribuant provisoirement des compétences « au titre de l’expérimentation », le temps que la réforme constitutionnelle aboutisse. Nous savons tous que cette réforme a peu de chances d’aboutir et que les compétences « expérimentales » seront bien vite évaporées, faute d’un statut solide.

Unser Land réaffirme son attachement à la constitution d’une collectivité alsacienne à statut particulier, assumant les compétences de la région et du département ainsi que des compétences supplémentaires dans les domaines de l’enseignement, de l’aménagement du territoire, des transports, du transfrontalier et de l’économie. En outre, nous demandons que le Droit local soit confié aux élus d’Alsace-Moselle.

Nous rappelons que l’Alsace répond pleinement aux critères pour constituer une collectivité à statut particulier. Il serait particulièrement choquant que l’on octroie ce statut à des métropoles comme Paris, Lyon ou Marseille, mais qu’on le refuse à l’Alsace à cause de son… particularisme ! Ainsi le rapport Marx estime qu’« une collectivité alsacienne à statut particulier pourrait conduire à une prolifération des demandes émanant d’autres territoires (Bretagne, Pays Basque,…), qui pourrait mettre à mal les principes fondamentaux de la République ». Il est temps que le gouvernement tire un trait sur ces vieux réflexes jacobins d’un autre âge et comprenne que nous ne sommes plus en 1792, mais dans l’Europe du XXIe siècle.

Enfin, nous attendons de la ministre qu’elle mette enfin sur la table la question de la sortie du Grand Est. Il serait inconcevable en démocratie que l’on puisse évacuer du débat ce qui constitue la revendication de 83 % de la population alsacienne (sondage CSA avril 2017).

La question alsacienne est une question posée à la France : la France est-elle capable oui ou non d’accepter le principe d’unité dans la diversité ou préfère-t-elle continuer à imposer une uniformité destructrice ? La balle est dans le camp du gouvernement.

Jean-Georges Trouillet
Secrétaire général et porte-parole

Quelle : Unser Land

Ministerin Gourault zu Besuch im Elsaß

Posted on septembre 17th, 2018 by Klapperstein

Bild © Facebook / Préfet du Haut-Rhin

Colmar/Straßburg – Die französische beigeordnete Ministerin Jaqueline Gourault (MoDem), die damit beauftragt wird, mit den fremdländischen Provinzen zu verhandeln – sie war bisher schon die Gesprächspartnerin der korsischen Landesregierung, die eine Erweiterung des Autonomiestatuts der Mittelmeerinsel anstrebt – besuchte am Freitag und Samstag nun das Elsaß, das seit über drei Jahren gegen die von Paris entschiedene Zwangsfusion in die künstliche ostfranzösische Großregion „Grand Est“ rebelliert.

Am Freitag besuchte sie das Oberland, wo sie u.a. in Colmar von Bezirkstagspräsidentin Brigitte Klinkert in Anwesenheit des französischen Präfekten für das Oberelsaß empfangen wurde. Im Interview mit der Tageszeitung „Dernières Nouvelles d’Alsace“ erklärte die Ministerin, daß „die [französische] Regierung alles“ für „die Rückkehr einer von den Elsässern und Elsässerinnen erwarteten Gebietskörperschaft Elsaß“ tun wird und kündigte die Gründung von Arbeitsgruppen zwischen Mandataren und Behörden an, um die Frage der Kompetenzen dieser neuzuschaffenden Gebietskörperschaft zu erörtern, die u.a. in den Bereichen „Zweisprachigkeit, Tourismus, Landesstraßen bzw. Ökosteuer“ liegen sollten.

Am Samstag besuchte sie das Unterland, wo sie am Morgen in der Präfektur im Schloß Klinglin in Straßburg eine aus Generalsekretär Jean-Georges Trouillet (s. Bild) und Martin Meyer bestehende Delegation der elsässisch-autonomistischen Partei „Unser Land“ eine Stunde lang empfing. Man merke nebenbei, daß es vielleicht sogar das erste Mal seit 1918 ist, daß ein französischer Regierungsvertreter überhaupt offiziell mit elsässischen Autonomisten sprach…

Am Nachmittag organisierten die Autonomisten entsprechend eine Demonstration gegen die Großregion „Grand Est“ in der Straßburger Innenstadt.

Bild © Facebook / Unser Land

Quelle : Strassburger Zeitung

Georges Schuler verläßt LR-Fraktion im Regionalrat

Posted on septembre 16th, 2018 by Klapperstein

Straßburg – Der Regionalrat und Bürgermeister der Stadt Reichstett (Kreis Straßburg-Land) Georges Schuler hat entschieden, die Fraktion der Partei „Les Républicains“ (LR) im Regionalrat der sog. ostfranzösischen Großregion „Grand Est“ zu verlassen, wo „er sich in den letzten Wochen zutiefst unwohl fühlte.“

Herr Schuler stehe „zu einer Entscheidung, die sicher nicht die [Rottners] bzw. vieler Mandatare [seiner] Mehrheit“ sei, sondern wolle er „das Sprachrohr von denen sein, die ihn gewählt haben und wollen, daß das Elsaß einen Statut wieder habe,“ so Schuler. Fortan wird er als unabhängiger elsässischer Regionalrat im Parlament der Ostregion sitzen.

Der derzeitige Präsident des Regionalrats der 2015 fusionierten Großregion und frühere Oberbürgermeister von Mülhausen, Jean Rottner, der sich ursprünglich als Verteidiger des Elsaß stilisiert hatte, verfolgt inzwischen – ganz besonders seitdem er zum Präsidenten des Regionalrats gewählt wurde… – eine Paris hörige Linie, die von 83% der Elsässer vehement abgelehnt wird.

Quelle : Strassburger Zeitung

Lettre ouverte au préfet du Grand Est, M. Jean-Luc Marx

Posted on février 11th, 2018 by Unsri Heimet !

Communiqué de presse du l’association UNSRI HEIMET du 10 février 2018

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Lettre ouverte au préfet du Grand Est, M. Jean-Luc Marx

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Monsieur le Préfet,

Vous avez été chargé par le Premier ministre, M. Edouard Philippe, d’une mission de réflexion sur « l’évolution du Bas-Rhin et du Haut-Rhin à l’intérieur du Grand Est », tout en évaluant « la réalité des volontés exprimées ». Vous devez ainsi résoudre un étonnant paradoxe, car tout indique que la sortie du Grand Est correspond à la volonté exprimée par le plus grand nombre. Vous ne pouvez en effet ignorer que 117 000 Alsaciens ont signé une pétition dans ce sens, et que 84% des Alsaciens souhaitent voir l’Alsace redevenir une région à part entière (sondage CSA de mai 2017) :

https://www.csa.eu/fr/survey/les-alsaciens-et-leur-region

Si cela ne suffit pas pour vous convaincre de cette « réalité », vous n’avez qu’une seule solution : organiser un référendum sur la « question alsacienne », posant clairement la question de la sortie de l’Alsace du Grand Est. Toute autre solution de type demi-mesure qui instaurerait une forme d’Alsace dans le Grand Est, et qui par fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin mettrait de surcroît le droit local en danger, est vouée à l’échec et ne ferait qu’accroître la malaise alsacien.

A travers votre rapport au Premier ministre, vous pouvez soit préconiser d’entretenir le mécontentement du plus grand nombre, comme c’est le cas dans la situation actuelle, soit proposer d’accéder aux revendications légitimes de l’écrasante majorité des Alsaciens.

Dans votre réflexion, vous ne pouvez pas faire l’économie de consulter le plus largement possible la population alsacienne, ni vous contenter d’en référer aux seuls élus – dont certains sont prompts à croire en une solution par définition insatisfaisante qui diviserait durablement les Alsaciens – et aux représentants de la société civile.

La mission qui vous a été confiée est la reconnaissance explicite du fait et du malaise alsaciens par la République. Les Alsaciens demandent réparation du préjudice subi né de l’adoption de la loi du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des régions, pour ne pas avoir été préalablement consultés. La Charte européenne de l’autonomie locale obligeait en effet la France à organiser un référendum, comme le Conseil de l’Europe l’a rappelé lorsqu’en 2016 il a constaté à l’unanimité la violation par la France de la

Charte européenne. La loi antidémocratique a non seulement spolié les Alsaciens de toute représentation politique et institutionnelle propres, elle a aussi enchaîné les départements alsaciens dans une construction administrative artificielle, irrespectueuse des spécificités alsaciennes qui se sont ainsi trouvées bridées. Il est inutile de préciser que la grande région est également une importante source de gabegie, comme l’indique la Cour des comptes dans ses rapports.

Monsieur le Préfet, les Alsaciens ne veulent pas d’une Alsace au rabais, ils veulent d’une Région Alsace à statut particulier, qui soit véritablement innovante sur le plan institutionnel et ouverte sur son espace naturel rhénan. Il est temps de réparer la faute grave commise par le gouvernement précédent. La France, pays le plus centralisateur d’Europe, s’honorerait de reconnaître qu’elle peut aussi être riche de ses régions, de leurs cultures et de leurs identités respectives.

Monsieur le Préfet, si le droit à la différenciation repose sur le caractère marqué d’une identité sur un territoire donné, les Alsaciens demandent incidemment pour l’Alsace le même droit à la différenciation que celui qui sera accordé par la constitution à la Corse, car en effet, l’identité alsacienne n’est pas moins marquée que l’identité corse : culture, dialecte, droit local notamment. Le président de la Région Bretagne, M. Loïg Chesnais-Girard, réunira le 15 février prochain le Conseil régional afin de travailler sur la question du droit à la différenciation pour la Bretagne. L’Alsace se caractérise elle aussi par une forme d’insularité, territoriale, parce qu’elle est enclavée géographiquement entre Vosges et Rhin tout en étant frontalière au cœur du continent européen et naturellement largement ouverte sur l’Allemagne et la Suisse.

La France n’a jamais été un bloc monolithique que dans l’esprit de certains gouvernants, ignorants des réalités locales. Le centralisme outrancier, cultivé depuis trop longtemps, nuit à l’efficacité de l’action publique. L’autonomie locale est l’âge adulte de la démocratie.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, les salutations vigilantes des Alsaciens.

Pour l’association UNSRI HEIMET,

Le Président,

Dominique Greder.

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Lettre ouverte au format PDF disponible ici.

Unsri Heimet sur Facebook

Très belle initiative de l’association les Alsaciens Réunis !

Posted on décembre 30th, 2017 by Unsri Heimet !

« Bravo, et sachez que bien évidement l’association Unsri Heimet soutiendra cette démarche. »

La question alsacienne relève clairement du droit international. L’État français a violé de façon ostensible et délibérée la Charte européenne de l’autonomie locale l’obligeant pourtant à organiser un référendum en cas de modification des limites des collectivités territoriales.

Ce faisant, il a renié à la fois la parole donnée aux Français de respecter leurs collectivités territoriales ainsi que ses engagements internationaux vis-à-vis de tous les États parties à ce traité.

L’État français aurait pourtant pu dénoncer ce traité préalablement à l’adoption de la loi et démontrer ainsi sa véritable nature antidémocratique. 46 des 47 États membres du Conseil de l’Europe ont constaté et dénoncé cette violation par l’État français du droit de près de deux millions d’Alsaciens à pouvoir disposer de leur représentation politique propre à travers une collectivité territoriale indépendante de toute autre.

L’Alsace et les Alsaciens ont été spoliés de ce droit fondamental à exister politiquement et institutionnellement, et ils doivent être rétablis sans plus attendre dans l’exercice de ce droit.

Le Conseil de l’Europe, dans ses conclusions, a invité l’État français à prendre des mesures, mais rien n’a été fait depuis mars 2016.

Au vu du droit international, de force supérieure à la loi française comme le stipule la Constitution, la revendication du rétablissement d’une Région Alsace apparaît plus légitime que la revendication séparatiste catalane, quelle que soit la sympathie pour cette dernière.

Ce qui s’est passé pour l’Alsace serait inimaginable en Corse, qui au 1er janvier 2018 disposera d’une collectivité territoriale unique. Le manque de respect de l’État français pour l’Alsace et son histoire est intolérable.

Face à l’absence de dialogue et à l’autisme des autorités françaises qui persistent dans l’erreur historique commise en rayant l’Alsace de la carte et des manuels scolaires, la démarche des Alsaciens Réunis auprès des plus hautes instances de l’Organisation des Nations Unies a pour but d’alerter la communauté internationale sur le déni de démocratie qui a cours en France et d’inscrire l’Alsace institutionnelle à l’agenda du prochain Forum sur les questions relatives aux minorités du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, lequel doit se tenir le 3 décembre 2018.

Une entrevue a été demandée dans ce sens par voie de courrier et de message électronique adressé au Secrétaire Général de l’ONU, M. António Guterres, dont les Alsaciens Réunis sont sûrs d’obtenir une écoute attentive.

Ils souhaitent informer et sensibiliser le Secrétaire Général au sort de l’Alsace et au malaise alsacien.

En 2016 déjà des Alsaciens, Bretons, Corses ou Savoisiens s’étaient rendus au Forum pour demander le statut de minorité nationale. C’est bien la démonstration que le Forum est tout à fait indiqué pour constituer une tribune où les Alsaciens peuvent être écoutés et entendus à l’échelle de la planète. Cette fois, les Alsaciens Réunis demanderont à cette tribune internationale qu’il soit reconnu aux Alsaciens le droit fondamental d’exister « à nouveau » politiquement dans leur propre pays, ce dont une loi inique les a privés.

Outre le Secrétariat Général des Nations unies, le même courrier a été adressé au Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, au Conseil de l’Europe et aux médias nationaux, régionaux et locaux. Les Alsaciens Réunis sont confiants. Ils ne lâcheront rien jusqu’à réparation du préjudice subi, et sont prêts à faire le déplacement à Genève ou à New-York.

Ils invitent tous les défenseurs sincères de l’Alsace à soutenir leur démarche pour en garantir un succès le plus large possible à l’échelle « régionale ».

Il n’y a aucune fatalité et les Alsaciens, qui avec une constance exemplaire demandent à 84% le retour de la Région Alsace, doivent se battre et le faire savoir, c’est ce que font les Alsaciens Réunis, car la victoire est au bout du chemin.

Le droit international est du côté de l’Alsace et des Alsaciens, comme l’a démontré la plainte couronnée de succès devant le Conseil de l’Europe.

Leur cause est de facto juste et légitime.

Au-delà des questions juridiques, tous les indicateurs démontrent que le « grand est » est une hérésie qui nuit gravement, chaque jour un peu plus, à l’identité alsacienne.

Il n’y a aucune appétence pour le « grand est » malgré les efforts inutiles et onéreux de quelques complices zélés de l’État français.

Tous les secteurs dans lesquels l’identité alsacienne pouvait s’exprimer sont atteints, sans oublier l’économie, le tourisme et même la structure sociale.

Un mouvement de fond se manifeste contre le « grand est », mais il faut à présent des résultats.

Il n’est pas encore trop tard, mais il faut agir vite.

Vive l’Alsace !

Président des Alsaciens Réunis. Sébastien Dell’Era

Vice Président. Chris SPRAUEL

Pour suivre les Alsaciens Réunis sur Facebook c’est ICI

Pour voir la vidéo de Sébastien DELLERA, président de l’association les Alsaciens Réunis le 29.12.2017 au JT de France 3 Alsace c’est ICI

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Non à un monstre administratif, oui au retour à la Région Alsace.

Posted on décembre 18th, 2017 by Unsri Heimet !

Le destin de l’Alsace ne sera jamais scellé. Le Président de la République et le gouvernement, malheureusement encouragés par certains parlementaires alsaciens, irrespectueux de la volonté de retrait d’une forte majorité d’Alsaciens, ont à plusieurs reprises annoncé leur intention de maintenir l’Alsace dans le Grand Est. Le motif invoqué serait le risque de contagion en cas de modification du découpage de la carte territoriale régionale. Cette réforme régionale serait si fragile qu’il ne serait pas possible de corriger l’intégration forcée de l’Alsace dans le Grand Est sans remettre en cause tout l’édifice. Peu crédible!
Mauvais prétexte à une bien mauvaise solution: un projet de monstre administratif aussi ubuesque qu’ingérable est avancé. Nous estimons au contraire que faire perdurer une situation injuste et inefficace pour l’Alsace, réduite à un méga département , entraînera un nouveau malaise alsacien durable, une longue période de désamour entre l’Alsace et certains de ses représentants , entre l’Alsace et La République en Marche, entre l’Alsace et la sphère gouvernementale.

Surtout il n’est pas admissible, dans un pays se disant démocratique et celui des Droits de l’homme, et héritier des Lumières, que l’attente – exprimée dès l’origine à l’unanimité des collectivités territoriales et confirmée récemment à 85% des Alsaciens interrogés par plusieurs sondages successifs – d’ une organisation politique et administrative de l’Alsace s’appuyant sur son entité régionale historique et culturelle soit ignorée et même bafouée. Une Alsace qui a disposé à plusieurs étapes de son histoire d’une large autonomie administrative propice à une économie et une civilisation florissantes.
Pour nous, la sortie de l’Alsace et son retour à une région de plein exercice, renforcée des compétences nécessaires à son dynamisme, à ses particularités juridiques, linguistiques, économiques, transfrontalières et culturelles reste la seule issue crédible à une situation stupide que les Alsaciens n’ont pas choisie, et pour laquelle ils n’ont pas été consultés. Un statut administratif de seconde zone les plaçant en situation d’infériorité institutionnelle est inacceptable. L’intégration forcée dans le Grand Est a été massivement refusée lors de deux pétitions ayant reçu un énorme soutien populaire: 115 000 signatures pour l’une rejetée avec mépris par le précédent président du Grand Est , l’autre de 70000 signatures initiée, comble du cynisme en politique locale, par le nouveau président de ce « machin ».

Se contenter de pseudos compétences en matière d’économie, d’attractivité et de tourisme dans un super département « Alsace » comme viennent de le proposer quelques associations bas-rhinoises est tout simplement ridicule.
Cela signifierait en outre que l’Alsace serait durablement, voire définitivement, empêtrée dans une trop grande région plus vaste que la Belgique et la Suisse Ses effets pervers sont dénoncés régulièrement : énormes dépenses supplémentaires pour aligner les rémunérations des personnels et des élus, lourdeurs et graves dysfonctionnements de son fonctionnement et de celui des multiples structures qui en dépendent.

Nous ne renoncerons pas : l’Alsace mérite mieux que des petits arrangements entre camarades de promotion ou entre élus, et des reculades face à une stratégie ouvertement destinée à la priver de sa capacité à prendre son destin en main. Nous continuerons de revendiquer pour l’Alsace l’intégralité des compétences régionales élargies à des attributions nouvelles lui permettant de gérer les situations spécifiques la concernant (droit local, bilinguisme, coopération transfrontalière…).

Bernard Stoessel, Monique Matter, Patrick Kleinclaus, François Schaffner.
Extrait de la page Facebook « Manifeste pour l’Alsace »

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