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L’Alsace un mythe et le peuple alsacien une fiction ? (2/5)

Posted on octobre 26th, 2015 by Klapperstein

L’Alsace n’a jamais été dotée d’une structure unique ?

par Bernard Wittmann

L’Alsace n’a jamais été dotée d’une structure unique ; jusqu’à l’avènement de la « République une et indivisible », elle n’a été qu’une marqueterie de territoires dépourvus de conscience politique : des arguments qui ne tiennent pas !

Dans le numéro précité de la revue Land un Sproch, l’historien incriminé, pointant le morcellement de l’Alsace, prétend également que « l’Alsace n’a pas été dotée d’une structure unique ». Un argument que vient de reprendre Georges Bischoff, un historien jacobin qui s’assume. Dans L’Alsace du 21.6.2015, ce dernier affirme que « l’unité de l’Alsace est un mythe fabriqué après 1870 à Paris ». D’ailleurs, pour lui, toute « l’histoire de l’Alsace est un mythe »[1].

Cependant, la vérité historique est autre. En effet, durant le Moyen-âge, l’Alsace fut dotée d’une série d’institutions communes qui toutes, peu ou prou, contribuèrent à créer des liens et donc à renforcer, par-delà les diverses démarcations territoriales internes, la cohésion du territoire alsacien – dont l’unité géographique saute aux yeux – et de la population qui l’habitait.

De sorte qu’au final ces institutions permirent le développement, chacune d’une manière spécifique, d’une conscience de l’entité territoriale alsacienne. Elles contribuèrent aussi à forger une conscience identitaire avec, derrière, le sentiment d’appartenance à une même terre et un même peuple. On peut d’ailleurs noter qu’à partir du XIVe siècle, et même avant, les déclarations des juges de paix (Landfrieden) font souvent référence à l’« Alsace ».

A plusieurs reprises durant le Moyen-âge, les Alsaciens, notamment ceux des souverainetés urbaines, marquèrent leur attachement à leur « pays », leurs libertés et leurs privilèges, n’hésitant pas à s’opposer à l’Empereur quand ils sentaient leurs libertés en danger. Leur désir d’indépendance fut constant (l’Empereur était loin, souvent désargenté et ses pouvoirs limités dans les faits). Ainsi, quand l’archiduc Sigismond d’Autriche donna en gage le territoire alsacien des Habsbourg à Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, les Alsaciens prirent immédiatement conscience que leur pays et leurs libertés étaient menacés. Ils ne voulaient pas être intégrés au Grand Duché d’Occident. Aussi se coalisèrent-ils pour envoyer des contingents alsaciens en appui aux troupes suisses opposées au Téméraire. Ensemble, Suisses et Alsaciens finiront par défaire les troupes bourguignonnes à deux reprises à Granson en mars, puis à Morat en juin 1476. En janvier 1477, les Alsaciens envoyèrent encore des contingents au duc de Lorraine René II qui participèrent à la bataille de Nancy au cours de laquelle le duc Charles fut tué. Cette victoire permit au duché de Lorraine de rester indépendant et de continuer à jouer son rôle d’ « Etat tampon » entre l’Alsace et la France.

Des institutions originales comme celles des Landstände ou de la Décapole marquent incontestablement une volonté d’union et d’élaboration de règles et de politiques communes, notamment de défense face aux agressions militaires extérieures.

Du XIVe au XVIe siècle[2], quand l’Alsace fut frappée par le fléau des incursions françaises, les villes de la Décapole, entraînant dans leur sillage nombre de seigneurs territoriaux, surent mettre sur pied des forces armées communes pour protéger le pays et sa population. Ainsi en 1439, des contingents alsaciens coalisés infligèrent de si sévères pertes aux « Armagnacs », envoyés par le roi de France, que ces derniers choisirent la retraite. Idem en 1445 où les troupes françaises conduites par le dauphin, le futur Louis XI, décimées et épuisées par une guerre de harcèlement,« la petite guerre », que leur livraient la population et les troupes alsaciennes, furent contraintes de quitter le pays.

Mais à l’issue des traités de Westphalie (1648) tout se gâta durablement pour l’Alsace et ses diverses institutions. Le pays, qui avait appris à cultiver ses libertés dans le cadre fédéral de l’Empire, se trouva dès lors livré à l’absolutisme royal et à la centralisation.

Et plus tard, les différents régimes qui suivirent jusqu’au Second Empire reprirent l’ancienne centralisation monarchique en l’accentuant encore jusqu’à ne plus laisser aucune place aux libertés locales.

Le concept politique d’Alsace, longtemps étouffé par le nationalisme fanatique des jacobins français avec leur obsession de l’unité et de l’indivisibilité de l’Etat, trouvera sa pleine expression sous le Reichsland. L’idée d’une « nation alsacienne » et d’un « Etat neutre » entre la France et l’Allemagne finira alors par gagner de nombreux esprits tandis que les anciennes institutions du temps où les alsaciens géraient leurs propres affaires connurent un regain d’intérêt.

Quelles sont ces institutions ?

Elles sont au nombre de quatre :

- LE GRAND BAILLAGE ou LANDVOGTEI

La Landvogtei, ou « Grand Baillage d’Alsace[3] », instituée en 1280 par Rudolf von Habsburg, se perpétua jusqu’aux traités de Westphalie où les biens des Habsbourg furent annexés au royaume de France. A l’origine, elle avait pour vocation de mettre un terme au morcellement du domaine impérial en Alsace et d’unifier administrativement les différents territoires alsaciens placés dans l’immédiateté.

Dans un premier temps, Rudolf avait créé deux grands baillis, l’un pour la Basse-Alsace chargé d’administrer les biens d’Empire, l’autre pour la Haute-Alsace chargé d’administrer tant les biens d’Empire que les possessions particulières des Habsburg. Mais à partir de 1280, il choisira de confier l’ensemble du territoire à un seul Reichslandvogt (lieutenant-général). Ce sera la naissance véritable de l’institution de la Landvogtei. Le premier des Landvogt fut le seigneur alsacien Othon III von Ochsenstein (1281 à 1292), neveu de l’Empereur Rudolf (Rodolphe de Habsbourg).

Toute l’Alsace[4] était en principe du ressort du Landvogt, ou « Grand Bailli », désigné par l’Empereur et qui avait sa résidence dans le palais de Haguenau. Il avait aussi juridiction sur les Reichsdörfer, 42 villages d’Empire presque tous situés près de Haguenau. En principe, toutes les villes d’Empire étaient également soumises à sa juridiction, mais en réalité, du fait de leur indépendance, il ne pouvait guère intervenir dans leur gouvernement. Cependant, c’est sous sa présidence, avec le pouvoir de dissoudre l’assemblée, que se réuniront les villes de la Décapole.

Le Landvogt était le représentant de l’Empereur et, à ce titre, était chargé de percevoir les contributions dues à l’Empire et d’administrer les biens et droits du domaine impérial en Alsace. Pour ce faire, il était assisté de toute une administration, « Schultheiss » (écoutêtes), officiers, trésoriers, économes, secrétaires et conseillers… Parmi ce personnel, le Schultheiss occupait le premier rang.

Garants de la paix en Alsace, les Reichslandvögte ont le devoir de protéger tous les « Etats » alsaciens, et bien entendu le pouvoir impérial. Ce sont eux qui doivent gérer le Landfrieden. Lors de grands débordements, des armées relativement importantes pouvaient être levées dans les Reichsdörfer, villes de la Décapole, ou même villes libres pour combattre les injustices.

Au départ, les pouvoirs du Landvogt étaient donc assez étendus et comprenaient même certaines prérogatives de justice. Mais bientôt l’état de l’Empire fut tel[5] que le Landvogt vit son autorité décliner.

La Landvogtei a été engagée aux Electeurs palatins à deux reprises : de 1408 à 1504 et de 1530 à 1558. C’est en 1558 que Ferdinand Ier racheta l’engagement et le transmit à la maison d’Autriche. A partir de là, la Régence d’Ensisheim (voir plus loin) participa à la gestion des affaires relevant de la Landvogtei.

C’est surtout à la mort de Ferdinand Ier en 1564, que les pouvoirs du Landvogt s’effritèrent considérablement. Ses charges seront d’ailleurs intégrées à la Régence d’Ensisheim.

De sorte qu’à la fin du XVIe siècle, le titre de Landvogt avait fini par être vidé de droits réels, seul y restait attaché un droit de protection qui revenait à l’Empereur.

A partir de 1604, pour permettre aux Habsbourg de renforcer leur mainmise sur l’Alsace, le Reichslandvogt sera toujours un membre de la famille impériale. Les Habsbourg vont alors tenter de revaloriser sa fonction.

Mais, en 1618, à la suite de la « défenestration » de Prague, éclata une révolte qui déborda très vite le cadre régional pour s’étendre à tout l’Empire et, par voie de conséquence, à l’Alsace. Cependant, en dépit de la guerre, l’institution perdura jusqu’en 1648.

Après cette date, le roi continuera à l’utiliser pour franciser ses nouvelles possessions alsaciennes. Ainsi nommera-t-il un « Grand Bailli Royal »… mais qui résidera le plus souvent, non plus au palais de Haguenau, mais à Versailles. Le premier d’entre eux fut le comte d’Harcourt (1651-1659).

- LA DECAPOLE ou ZEHNSTÄDTEBUND

La Décapole[6], ou Zehnstädtebund, confédération de villes libres créée en 1354, constituait une solide chaîne de solidarité du nord au sud du pays liant entre elles une dizaine de villes impériales avec leurs dépendances : Haguenau / Hagenau, Wissembourg / Weissenburg, Colmar, Sélestat / Schlettstadt, Obernai / Oberehnheim, Rosheim, Kaysersberg, Turckheim / Türkheim, Munster / Münster et Mulhouse / Mülhausen (Seltz / Selz en fit partie de 1358 à 1418). A partir de 1515, Mulhouse ira rejoindre les Confédérés suisses mais son départ sera compensé par l’adhésion de Landau[7] dans le Palatinat.

Notons que ce mouvement corporatiste avait débuté bien avant. En effet, certaines de ces villes avaient déjà créées librement entre elles d’autres alliances[8].

Blasons des villes de la Décapole (Source : L. Sittler, Am Wege der Jahrhunderte, Alsatia, p.51)

Les dix villes libres de la Décapole étaient des républiques se gouvernant elles-mêmes tout en conservant le privilège d’immédiateté. Haguenau et Colmar sont alors les villes les plus puissantes et les plus peuplées de la Décapole.

Cette confédération avait pour objectifs principaux de parer le danger venu de l’extérieur, prendre des décisions graves, se porter mutuellement secours, lutter contre les grandes épidémies, etc. L’organe administratif était la chancellerie de Haguenau qui créait le lien permanent.

Les villes décapolitaines étaient représentées à la Diète d’Empire de Regensburg / Ratisbonne par les délégués de Colmar et de Haguenau.

C’est à partir de 1418 que la ligue, avec l’assentiment de l’Empereur Sigismond de Luxembourg, fut dotée d’un caractère perpétuel. Au XVIe siècle, certaines des villes passeront au protestantisme alors que les autres continueront à défendre le catholicisme et ceci sans que l’entente n’en fût brisée.

Le système d’alliance de la Décapole « contribua incontestablement à donner à l’Alsace une certaine unité », écrit l’historien François G. Dreyfuss[9].

La Décapole, les textes du Moyen-âge parlent des « Richestette gemeinlich im Elsass » ou encore de « Eidgenossen » (confédérés), était d’ailleurs particulièrement bien organisée : secrétariat permanent, fond d’intervention commun, réunions régulières de leurs délégués (Tage) à Strasbourg ou à Sélestat… Les convocations aux Tage sont envoyées de Haguenau, chef-lieu de la Décapole (Hauptstadt ou Direktorium). Celle-ci a la présidence des assemblées.

Dans les Tage on discutait des impôts et contributions à l’Empire, de droits judiciaires, des difficultés intérieures et celles provoquées de l’extérieur, de la lutte contre le brigandage, de la défense des privilèges, de questions monétaires et juridiques, etc. Le vote se faisait à la majorité, l’égalité régnant entre les villes.

La Décapole se considère comme indépendante. Son seul lien de dépendance à l’Empire est l’impôt annuel versé directement à l’Empereur via le Grand Bailli et dont les villes s’acquittent régulièrement (l’Empire et l’Empereur étant les garants de leurs libertés). Les villes ont une politique extérieure, entretiennent des troupes, concluent des alliances, engagent des opérations militaires à l’intérieur et à l’extérieur, envoient des ambassadeurs etc. Cependant, étant membres de l’Empire, elles ont des obligations de soutien aux guerres menées par l’Empereur. Ainsi, en 1495, elles versent la contribution extraordinaire décidée par la diète de Worms, destinée à soutenir l’Empereur en guerre contre les Turcs et la France.

A plusieurs reprises, elles enverront des troupes à l’Empereur pour des expéditions lointaines (par exemple, contre les Turcs ou le roi de Hongrie en guerre avec Frédéric IV, pour appuyer les campagnes de l’empereur contre les provinces impériales des Pays-Bas, en Suisse, à Naples…). A la fin du XVe siècle les armées de la Décapole, placées sous les ordres du capitaine haguenovien Hans Wagner, iront combattre le roi de France Charles VIII en Picardie avec l’armée impériale.

La Décapole, structure fédérative de villes implantées sur l’ensemble du territoire alsacien, conserva sa cohésion et son efficacité jusqu’à l’annexion française. Les assemblées des villes (die Tagungen) eurent lieu régulièrement jusqu’en 1637. A partir de là, les invasions des Suédois, puis des Français auxquels les villes durent se soumettre, rendirent impossible de telles réunions.

Après 1648, les villes refuseront de reconnaître la souveraineté du roi et engageront une lutte opiniâtre pour préserver leurs libertés et leur immédiateté. Elles vont alors défier l’autorité du roi en continuant de prêter serment à l’Empereur et à lui fournir des contingents militaires. Ainsi, en 1664, un contingent de troupes fourni par la Décapole prendra part au « Türkenkrieg ».

Au printemps 1673, désespérées, les villes décideront de s’adresser directement à la Diète pour qu’elle intercède auprès de l’Empereur pour le décider à venir défendre leurs droits et leurs libertés : « Toutes les villes étaient prêtes à lui ouvrir leurs portes », notera Laguille dans son Histoire de la province d’Alsace.

Mais l’occupation militaire du pays conjuguée à une politique systématique de la terre brûlée ordonnée par le roi (villes brûlées, tours éventrées, murs d’enceinte détruits, fossés comblés, milices urbaines désarmées…), auront finalement raison de leur résistance. Ce n’est qu’en 1679, suite au traité de Nimègue[10], qui mettait fin à la guerre de Hollande et reconnaissait la validité des traités de Westphalie de 1648, que, contraintes et forcées, elles acceptèrent enfin de prêter allégeance au roi… la mort dans l’âme[11]. Ce sera la fin des fières cités qui avaient toujours défendu leur liberté bec et ongles.

La Décapole continuera néanmoins à subsister, du moins sur le papier – car incompatible avec l’absolutisme du roi français – jusqu’à la Révolution.

En 1789, elle présenta son propre cahier de doléances : « La Décapole ruine la thèse jacobine qui prétend que jusqu’à l’avènement de la « République une et indivisible », l’Alsace n’a été qu’une marqueterie de territoires dépourvus de conscience politique (…) La Décapole a installé le « démocratisme alsacien » et la volonté de s’occuper librement de ses propres affaires. Elle a donné une forme politique à la conscience alsacienne, montrant que la vitalité d’un corps politique ne tient pas à sa taille, mais aux principes qui le régissent. Elle a laissé la nostalgie d’un âge d’or. Faut-il s’étonner que certains historiens révisionnistes cherchent vainement à en ternir l’éclat ? », écrit Jean Holzweg dans l’Ami Hebdo du 30 novembre 2014.

Strasbourg / Strassburg, même si elle avait des liens très étroits avec la Décapole, n’en faisait pas partie. C’était une république souveraine avec son armée dotée d’une artillerie moderne redoutée dans tout l’espace rhénan, sa diplomatie et sa monnaie. C’est le 17 octobre 1334, qu’une charte originale appelée « Schwoerbrief », établissait la constitution de la « Freie Reichsstadt Strassburg ». Ses principes fondateurs allaient perdurer jusqu’en 1789. Les institutions de Strasbourg firent l’admiration d’Erasmus van Rotterdam qui, en 1514, écrit à l’humaniste alsacien Jacob Wimpfeling pour le remercier de sa visite de la ville : « J’ai vu une monarchie sans tyrannie, une aristocratie sans factions, une démocratie sans désordre, la richesse sans luxe, la prospérité sans outrecuidance. Saurait-on imaginer bonheur plus réel que cette harmonie ? ».

30 septembre 1681 : Sous la menace d’une armée française forte de 30 000 à 35 000 hommes, la fière République libre de Strassburg est sommée de se placer sous la protection du roi.

Le 30 septembre 1681, sommée par Montclar et Louvois – venus à la tête d’une armée d’environ 35000 hommes – de se placer sous la protection du roi faute de quoi elle serait « bombardée, prise d’assaut et mise à sac », la ville n’a d’autre choix que de signer l’acte de capitulation. Le désespoir des Strasbourgeois est alors à son comble.

Dans une lettre à Louis XIV (1693), Fénélon, archevêque de Cambrai, a le courage de reprocher ce crime au despote : « Les traités signés avec les vaincus ne sont point signés librement. On signe le couteau sous la gorge, on signe malgré soi pour éviter de plus grandes pertes, on signe comme on donne sa bourse, quand il faut la donner ou mourir (…) En pleine paix, vous avez fait la guerre (…) Vous avez cherché dans le traité de Westphalie, des termes équivoques pour surprendre Strasbourg. Jamais aucun de vos ministres n’avait osé, depuis tant d’années, alléguer ces termes dans aucune négociation pour montrer que vous eussiez la moindre prétention sur cette ville (…) Vous ne connaissez point Dieu… ».

1681 : Capitulation de la République Libre de Straßburg.

La propagande française se met en branle : le viol odieux est maquillé en histoire d’amour.

Bernard Wittmann – Historien  – Fin du 2e Chapitre. (à suivre : suite des institutions : Les Landstände ou Diète d’Alsace et la Régence d’Ensisheim)

[1] Affiche de la conférence de G. Bischoff du 30.5.2015 à la librairie Kleber de Strasbourg.

[2] La dernière survenant en 1552 avec la « Chevauchée d’Austrasie » du roi de France Henri II.

[3] Appellation qui perdura jusqu’au XVe siècle. Par la suite, les archiducs d’Autriche, Grands Baillis, introduisirent l’appellation « Grand Baillage de Haguenau ».

[4] Y compris une partie du Brisgau.

[5] L’affaiblissement du pouvoir impérial commença sous les successeurs de Charles IV mort en 1378.

[6] Le titre de Décapole n’apparut que plus tard. Pendant longtemps la ligue porta des noms divers.

[7] Landau était alors une ville alsacienne. De ce fait, elle devint française en 1648, avant de redevenir allemande en 1815 (rattachée au Palatinat) au 2e traité de Paris. La défaite napoléonienne s’acheva pour l’Alsace par la perte définitive de ses très anciennes régions alsaciennes autour de Landau entre la Queich et la Lauter.

[8] Dès 1250, avec la Ligue des cités du Rhin supérieur, avec notamment Hagenau, Schlettstadt, Colmar, Kaysersberg et Mülhausen. En 1254, ces mêmes villes entrent dans une Ligue Rhénane (Rheinischer Bund) regroupant autour de Mayence et de Worms toutes les villes de Cologne jusqu’à Bâle. Après cette dernière, vont se constituer des Ligues pour la paix publique (Landfriedensbündnisse). Enfin, en 1342, Colmar, Mülhausen, Kaysersberg, Türkheim, Münster, Schlettstadt et Oberehnheim fondent une alliance d’entraide pour trois ans qui sera prolongée d’autant en 1346.

[9] F.G. Dreyfus, Histoire de l’Alsace, éd. Hachette, 1979.

[10] Traité de Nimègue signé le 5.2.1679 entre Louis XIV et l’Empereur.

[11] La ville de Haguenau, la première, dès octobre 1679, accepta de prêter serment à Montclar, celui-là même qui fut son bourreau et qui s’était acharné sur elle en la livrant au feu et aux mines pour l’anéantir.

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