Frèiheit
Posted on septembre 11th, 2011 by Klapperstein« Frèiheit », liberté, a été formé à partir du vieux haut-allemand « fri », libre. La dérivation « frihals », littéralement celui dont le cou est libre, est issue du germanique « fri-halsa : dem sein Hals selbst gehört ».
Nous ignorons si la forme extrême de liberté exprimée par le terme Frèitod, euphémisme pour Salbschtmord, suicide, est liée à cette origine. Quoi qu’il en soit, la liberté a un prix que le libre-penseur, Frèigeischt, et le franc-maçon, Frèimürer, ne connaissent que trop bien.
Gosses, nous expérimentions déjà diverses formes de liberté comme rouler sans tenir le guidon, frèihandig Velo fàhra, dormir à la belle étoile, unterm frèia Hìmmel schlofa. Quel bonheur à l’école d’avoir une heure de libre, a Stund frèi hà, ou de donner un coup de main bénévolement, frèiwìllig mìthalfa ! Certains deviennent ensuite des travailleurs indépendants, Frèiberüafler, d’autres très généreux, frèigabig, au service des plus démunis… Quelques termes sont cependant connotés négativement comme Frèibeuter, flibustier, Frèiwìld, proie facile, Frèibriaf, passe-droit, ou Frèier, client d’une prostituée.
Le besoin de liberté, dr Frèiheitsdràng, l’amour de la liberté, d’Frèiheitsliab, ont conduit les hommes à créer des ports francs, Frèihafa, des zones de libre-échange, Frèihàndelzona, et une société de… loisirs, Frèizitt-Gsellschàft.
Mais la liberté est fragile et le fil ténu entre peine de prison, Frèiheitsstrof, et non-lieu, Frèi-spruch. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles le Colmarien, auteur de cette rubrique, est un grand admirateur, Bewunderer, de Bartholdi et de sa statue de la Liberté, Frèiheitsstàtüt !
par Edgar Zeidler
Quelle : L’Alsace





