Du plus vrai et du plus pur amour
Posted on novembre 5th, 2010 by KlappersteinLa France se meurt doucement et, le 11 Novembre approchant, et il est certainement intéressant à travers une citation grandiloquente et étrangement tragi-comique datant de 1921 , de porter un éclairage sur les réalités de l’annexion du Reichsland Elsass-Lothringen par la France, et notamment sur l’atmosphère qui régnait à l’époque en Alsace. Et cela afin de mettre en évidence la nature burlesque et tronquée de la grande fable de l’Histoire de France en Alsace, fable malheureusement toujours présente sur nos écrans de télévisions, dans les Alsatiques et les Schulbücher de nos enfants. Place donc, au poète :
« La question alsacienne et lorraine est tranchée; les journées glorieuses du 22 novembre 1918 l’ont démontré de la façon la plus éclatante: jamais peut-être, sous notre ciel d’azur, la joie ne déferla en vaques d’aussi fol enthousiasme.Lors de sa venue à Strasbourg, le Président Poincaré prononçait sur la place Broglie, pavoisée et vibrante, ces paroles mémorables: » le Plébiscite est fait! » Il ne se trompait pas : dans les bras de la Mère-Patrie, de la France enfin retrouvée, l’Alsace-Lorraine se blottissait, émue et frémissante du plus vrai et du plus pur amour; laissant enfin déborder son coeur si longtemps comprimé, goûtant une joie surhumaine, elle se donnait toute, à jamais, en un serment mêlé des larmes du bonheur, à celle pour qui elle avait si longtemps souffert. » gggggggggg ggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggg
ddddddddddddddddddddddddddddhhhh fffJules Weill, L’alsace et les Alsaciens pendant la guerre*,1921.
Par soucis nécessaire de contextualisation, rappelons qu’entre 1918 et 1920, 150 000 Alsaciens-Lorrains ont été expulsés manu-militari, que l’acquisition de la citoyenneté française, (c’est à dire du droit pour les Alsaciens-Lorrains à demeurer dans leur propre pays et d’y avoir des droits) était à la discrétion de l’Etat français via les commissions de triage, et que la liberté d’expression la plus élémentaire qui aurait consisté à pouvoir être critique ou réfractaire à la présence française en Alsace -Lorraine n’existait simplement pas. Et c’est dans ce climat d’arbitraire et d’oppression pour le moins assez soutenu qu’on eu lieu les élections de 1919 et la grande parade républicaine et patriotique du 21 novembre 1918 qui rappelle, ou plutôt qui anticipe avec un quart de siècle d’avance les grandes parades qui fêterons la présence soviétique en Europe centrale et orientale, et qui étaient elles aussi, ont l’imaginent aisément, autant de plébiscites réalisés avec succès.
Et si le régime républicain français et les régimes soviétiques sont de nature différente, la comparaison entre ces ferveurs populaires créer artificiellement par les feux croisés de l’intimidation, de la répression et de la propagande n’en est peut-être que plus troublante et riche de signification. L’optimisme révolutionnaire obligatoire en vigueur dans les jeunes Républiques Communistes rendant échos à la ferveur républicaine et patriotique des Alsacien-Lorrains, qui elle aussi était de rigueur.
* L’éditeur est Ernest Finck 27, rue de la Nuée-Bleue, Strasbourg. Nous remarquons que l’actuelle maison d’édition La Nuée bleue, éditeur de Saisons d’Alsace (dirigée par le très cocardier B. Reumaux), spécialisée dans les Alsatiques et appartenant aux DNA , à de qui tenir pour continuer sans relâche à désinformer et à tromper les Alsaciens sur leur propre Histoire.







Leave a Reply