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Unsri Heimet

Unsri Heimet – do sin m'r d'heim !

31. Mai, Verfàssungsdaj

Posted on mai 31st, 2010 par Unsri Heimet !

Plus de quatre décennies après la guerre de Trente Ans, les villes libres de la Décapole et Strasbourg sont contraintes par la force des armes à reconnaître l’autorité de roi de France. Le Traité de Nimègue du 5 février 1679 (1) et la capitulation de Strasbourg (2) du 30 septembre 1681 mettent fin à l’appartenance de l’Alsace au Saint Empire, ainsi qu’aux libertés politiques qui y étaient liées.

Près de deux siècles plus tard, à la veille de la guerre franco-prussienne de 1870, l’Alsace est méconnaissable, appauvri aussi bien économiquement et culturellement, et aux mains d’une haute bourgeoisie francophile qui doit tout à la France et qui le lui rend bien (3).

L’appartenance des Alsaciens au nouvel Empire allemand va donner à l’Alsace une prospérité économique, des lois sociales et un épanouissement culturel que la domination française rendaient impossible. Pourtant un problème important demeure, le Reichsland, à la différence des autres Etats fédérés allemands, est directement administré par l’Empereur et son représentant à Strasbourg, le Stattshalter. Le Landesausschuss, mis en place en 1874, est dans un premier temps une commission à la fonction consultative, qui bénéficiera en 1877 du droit à l’initiative législative. Malgré ses pouvoirs trop limités, il représente pourtant une avancé démocratique par rapport au système électoral vicié du Second Empire de Napoléon III.

Et ce n’est que le 31 mai 1911 que les Alsaciens-Lorrains vont  obtenir un véritable parlement, le Landtag, voter une constitution, pour ensuite se doter d’un drapeau, le Rot un Wiss, et d’un hymne officiel, das elsässische Fahnenlied. Trop influencé par la propagande et la désinformation française de l’existence d’une volonté séparatiste qui n’existait pas en Alsace, le Kaiser Wilhelm n’offrira pas à l’Alsace-Lorraine l’autonomie intégrale tant désirée et si proche. L’entrée en guerre de l’Empire allemand et de la France mis une fois pour toute fin au processus engagé pendant des décennies. L’arrivée des troupes françaises victorieuses de 1918 supprima de facto le Landtag et la Constitution. L’heure était venue de remettre les Alsaciens au pas républicain. Par la suite les Français transformeront le Landtag, le parlement alsacien, en théâtre (4). Cela symbolise du reste très bien les rapports de la France à la démocratie.

Le Rot un Wiss et le Fahnenlied symbolisent à nos yeux non seulement l’attachement légitime à notre histoire et à notre identité, mais également notre aspiration à une véritable démocratie , basé sur le fédéralisme et la démocratie directe, propre au modèle suisse.

Nous croyons en l’avenir des Etats de taille modeste et des Régions autonomes, à l’image de la Suisse et de la Norvège, de la Flandre, de la Catalogne et du Pays de Galles. C’est aussi pour cela que nous entendons rester fidèle à l’Alsace, mr welle em Elsàss treu bliwe.

Das Elsässisches Fahnenlied

Sei gegrüßt, du unsres Landes Zeichen
Elsass’ Fahne flatternd froh im Wind
Deine Farben, lieblich ohne Gleichen
Leuchten stets, wo wir versammelt sind

Refrain: Weiß und rot,
Die Fahne sehen wir schweben
Bis zum Tod,
Sind treu wir ihr ergeben

Echt und recht, wie unsre Väter waren
Wollen wir in Tat und Worten sein
Unsre Art, wir wollen sie bewahren
Auch in Zukunft makellos und rein

Und ob Glück, ob Leid das Zeitgetriebe
Jemals bringe unserm Elsassland
Immer stehn wir in unentwegter Liebe
Freudig wir zu ihm mit Herz und Hand

Lasst uns drum auf unsre Fahne schwören
Brüder ihr vom Wasgau bis zum Rhein
Niemals soll uns im fremder Hand betören
Treu dem Elsass wollen stets wir sein.

(1) Le traité de Westphalie de 1648 laisse une grande partie de l’Alsace dans un flou juridique. Les possessions de Habsbourg passent au roi de France, mais les villes de la Décapole, vers lesquelles lorgne Louis XIV étant donné l’ambivalence du traité, continu à revendiquer leur appartenance au Saint Empire et à envoyer leurs représentants, aux cotés de ceux de Strasbourg, à la Diète d’Empire. Ce n’est que à la fin des années 1670, alors que plusieurs villes de la Décapole vont être saccagées et brûlées par les troupes françaises, que les villes libres seront contraintes, sous la menace de nouvelles exactions, à se soumettre au roi de France.

(2)Le 28 septembre 1681, une troupe de 35000 hommes assiège la ville sous le commandement de Louis XIV. Les Strasbourgeois ont peur de subir le même sort que Türckheim et Hagenau. Les français menacent notamment de raser la cathédrale, ce qui en dit long sur le sort qui attendait les Strasbourgeois en cas de résistance. L’ultimatum français n’a aucune justification, si ce n’est la force brut. Le 30 septembre, Strasbourg capitule, le cœur dans l’âme.

(3) Les fameux quinze députés alsaciens qui protestèrent à Bordeaux le 8 février 1871 ne représentaient aucunement le peuple alsacien, certains d’ailleurs n’en parlait pas même la langue, mais simplement leurs propres intérêts, liés à ceux de la grande bourgeoisie française.

(4) Le TNS, Le Théâtre National de Strasbourg, place de la République.

Das Geheimnis der Götter

Posted on mai 26th, 2010 par Klapperstein

On dit de Sartre qu’il était un génie littéraire. Nous voulons bien le croire. Mais nous savons aussi qu’il était un fertiga Dollwäck, assez stupide pour prendre les vessies soviétiques pour des flambeaux de la liberté. Pendant des années il a défendu de toutes ses forces la grande idée et la grande prison communiste. C’est certainement pour cela qu’il est l’intellectuel français par excellence. Il s’égare dans sa vision théorique et moralisante de la liberté, et est presque conduit mécaniquement à prendre fait et cause pour ce qui s’y oppose le plus.

Les dieux sont assurément taquins, puisque dans ce texte extrait de la pièce de théâtre Les Mouches, où il est justement question des dieux et de leurs secrets, Sartre expose avec brio les mécanismes de la tyrannie, qui ne peut préserver son pouvoir que par le biais du grand cirque idéologique (dans la pièce la religion) qui endort les hommes en leur faisant oublier leur propre liberté, et cela même à l’aide de leur  complicité.

Au regard du grand cirque électoral contemporain, on pourrait dire également que les hommes ont l’illusion du choix, alors qu’ils ne choisissent que d’accepter docilement ce qu’on leur impose, on appel alors cela leur liberté. Le plus effrayant est que cette acceptation est aussi un véritable choix. Même s’il est basé sur la duperie. Un marché de dupe reste un marché.

Mais revenons à notre grand intellectuel dont le texte original n’aura pas ici été préféré à sa version allemande. Ne nous demandez surtout pas pourquoi. Il est parait-il d’impénétrables voies :

Jupiter . — Seh mich an. (Lange Pause.) Ich habe dir gesagt, daß du nach meinem Bilde erschaffen bist. Beide sorgen wir fur Ordnung, du in Argos, ich in der Welt ;  und  dasselbe  Geheimnis lastet schwer auf unseren Herzen.

Ägisthos . — Ich habe kein Geheimnis.

Jupiter . — Doch. Dasselbe wie ich. Das schmerzliche Geheimnis der Götter und der Könige: daß nun einmal die Menschen frei sind. Sie sind frei Ägisthos. Du weißt es, und  sie wissen es nicht.

Ägisthos . — Gei Gott ! Wenn sie es wüßten, würden sie Feuer an alle vier Ecken meines Palastes legen. Seit fünfzehn Jahren schon spiele ich Komödie, um ihnen ihre Macht   zu maskieren.

Jupiter . — Siehst du : wir sind einander ähnlich.

Ägisthos . — Ähnlich ? Durch welche Ironie könnte ein Gott von Ähnlichkeit mit mir sprechen? Seitdem ich herrsche, zielen alle meine Worte und Taten darauf ab, meinem Bild Gestalt zu geben ; ich fordere, daß jeder meiner Untertanen es in sich trage und daß er, bis in die Einsamkeit hinein, meinen strengen Blick auf seinen geheimsten  Gedanken lasten fühle. Nun aber bin ich selbst mein erstes Opfer : ich sehe mich nur noch, wie sie mich sehen, ich beuge mich über den klaffenden Brunnen ihrer Seelen und mein Bild schwebt da, ganz in der Tiefe, es ekelt mich an und bezaubert mich. Allmächtiger Gott, was bin ich anderes als die Angst, welche die anderen vor mir haben ?

Jupiter. — Wer glaubst du denn, daß ich bin ? (Auf die Statue weisend.) Auch ich habe mein Bild. Glaubst du, daß mir davor nicht schwindelt ? Seit hunderttausend Jahren tanze ich vor den Menschen. Einen langsamen und schaurigen Tanz… Sie müssen mich ansehen : solange sie ihre Augen auf mich heften, vergessen sie, in sich selbst hineinzublicken. Wenn ich mich auch einen Augenblick vergäße, wenn ich ihre Blicke abschweifen ließe…

Ägisthos. — Was dann ?

Jupiter. — Laß gut sein. Das geht nur mich an. Du bist müde, Agisthos, aber worüber beschwerst du dich ? Du wirst sterben. Ich nicht. Solange es Menschen auf dieser Erde gibt, bin ich dazu verurteilt, vor ihnen zu tanzen.

Ägisthos. —Ach ! Wer hat uns denn dazu verurteilt ?

Jupiter. — Niemand anders als wir selbst ; denn wir haben dieselbe Leidenschaft. Du liebst die Ordnung, Ägisthos.

Ägisthos. — Die Ordnung. Ja, das stimmt. Der Ordnung zuliebe habe ich Klytemnästra verführt. Der Ordnung zuliebe habe ich meinen König getötet ; ich wollte, daß Ordnung herrscht, und daß sie durch mich herrscht. Ohne Verlangen, ohne Liebe, ohne Hoffnung habe ich gelebt : ich habe für Ordnung gesorgt O furchtbare und göttliche Leidenschaft !

Jupiter. — Wir könnten gar keine andere haben : ich bin Gott und du zum König geboren.

Ägisthos. — Leider !

Jupiter. — Ägisthos, mein Geschöpf und mein sterblicher Bruder, im Namen jener Ordnung, der wir beide dienen, gebe ich dir den Befehl : bemächtige dich des Orest und seiner Schwester.

Ägisthos. — Sind sie so gefährlich ?

Jupiter. — Orest weiß, daß er frei ist.

Ägisthos (aufbrausend). — Er weiß, daß er frei ist. Dann genügt es nicht, ihn in Ketten zu legen. Ein freier Mensch in einer Stadt ist wie ein räudiges Schaf in einer Herde. Er wird mein ganzes Königreich verseuchen und mein Werk zugrunde richten. Allmächtiger Gott, worauf wartest du, um ihn mit deinem Blitz zu erschlagen ?

Jupiter (langsam). — Um ihn zu erschlagen ? (Pause. Müde und gebeugt). Ägisthos, die Götter haben ein anderes Geheimnis…

Ägisthos. — Was willst du mir mitteilen ?

Jupiter. — Wenn einmal die Freiheit in einer Menschenseele zum Ausbruch gekommen ist, vermögen die Götter nichts mehr gegen diesen Menschen. Denn es ist eine menschliche Angelegenheit, und es liegt nun an den anderen Menschen — und an ihnen allein — ihn laufen zu lassen oder ihn zu erwürgen.

Ägisthos (ihn anschauend). — Ihn zu erwürgen ?… Gut so. Ich werde dir freilich gehorchen. Aber füge nichts mehr hinzu und verweile nicht langer hier, denn ich könnte es nicht aushalten.

Jean-Paul Sartre, Theater : Die Fliegen, Akt II, Szene 5

Texte original, version française

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Die Seele des Atems

Posted on mai 21st, 2010 par Klapperstein

« Jede Provinz liebt ihren Dialekt : denn er ist doch eigentlich das Element in welchem die Seele ihren Atem schöpft. »

Johann Wolfgang Goethe in « Dichtung und Wahrheit »

Katalog ELSASSWEAR 2010

Posted on mai 19th, 2010 par Unsri Heimet !

NEU ! Entdecken Sie den ersten Elsasswear Katalog… 110% Elsasser

NOUVEAUTE ! Découvrez le premier catalogue Elsasswear… 110% Elsassser

Sundgäuer Büremart 2010

Posted on mai 17th, 2010 par Unsri Heimet !

E grosser Märzi soll noch an d’Verànstalter gehn. D’Verein Unsri Heimet

Biarritz, la Basque

Posted on mai 15th, 2010 par Klapperstein

biarritz-maillot-basqueLors de la coupe d’Europe de rugby tout le monde a pu voir l’équipe de Biarritz arborer fièrement un superbe maillot qui reproduisait le drapeau basque (ikkurina). Ce n’est pas un hasard, la ville connaît un regain sans précédant pour la langue et la culture basque (voir l’article ci-dessous). Par exemple 20% des écoliers suivent un enseignement bilingue  et même 25% à la maternelle et les chiffres ont plus que doublé en  dix ans. Ces résultats encourageants sont le fruit de la volonté des associations et des élus bien décidés à défendre l’identité et la  langue basque qui ont fermement l’ambition de ne pas le cantonner  au milieu scolaire et de le propager à toute la société basque. On ne peut s’empêcher de faire la comparaison avec la situation du  « bilinguisme franco-allemand » en Alsace et la lente agonie de  l’Elsasserditsch. Il y a bien des associations comme Eltern Alsace ou ABCM Zweisprachigkeit qui se battent, souvent seules, avec des moyens dérisoires qui tentent  tant bien que mal à sauver ce qui peut encore l’être, à peine soutenu  pour la forme par des élus bien trop préoccupés par leur petite  personne et leur carrière, pour preuve les moyens misérables allouer  à l’enseignement bilingue qui sont un scandale vu la situation  catastrophique que nous connaissons et l’érosion inquiétante de  l’Elsasserditsch. Nous ne cesserons jamais de le dire, le problème est avant tout politique et relève de la volonté des hommes. Il faut briser cet  esprit individualiste qui gangrène tous les jours un peu plus la société alsacienne. Il faut des moyens financiers, humains et logistiques mais avant  toutes choses il nous faut des hommes et des femmes qui ont une foi  inébranlable en notre Heimet et capables de mener des projets  communautaires et associatifs pour faire vivre notre langue et notre  culture. N’attendons rien des autres et surtout pas de l’État français et de ses valets « alsaciens », on voit dans quelle situation ils nous ont conduit. C’est au peuple alsacien de se prendre en main et de se forger un avenir et un destin. Nous,  nous y croyons et nous soutiendrons toutes les initiatives qui iront dans ce sens.
Les Basques, eux, nous donnent un formidable exemple à suivre. Fer unsri Heimet un fer ‘s Elsasserditsch, mr müen hàndle… àwer schnall !

A lire: Sud Ouest Les vertus du bilinguisme expliquées aux parents

Stand Unsri Heimet

Posted on mai 14th, 2010 par Unsri Heimet !

Unsri Heimet tiendra son stand au Heimart (marché aux foins) de Durmenach (Sundgau) ce dimanche 16 mai. Une occasion de rencontrer les membres de d’Unsri Heimet et de découvrir les nouveautés proposées par l’association. Komme’n ìhr zàhlreich !

Le Pays de la Liberté ?

Posted on mai 8th, 2010 par Unsri Heimet !

En automne 1944 les troupes anglo-américaines pénètrent en Alsace. Les secondant et à leur suite, les Français imposent une nouvelle fois avec brutalité(1) leur domination au peuple alsacien déjà meurtri par la guerre et la dictature nazie. Aujourd’hui combien d’entre nous savent que de janvier 45 à janvier 46 pas moins de 45 000 Alsaciens-lorrains ont été « internés » dans de nombreux camps dont les tristement célèbres camps de concentration de Schirmeck et Natzweiler-Struthof. Les conditions de détention qui y régnaient alors étant très dures, la République Française cache encore honteusement aux Alsaciens les atrocités qui y furent commises en son nom.

paysdelaliberté

Imagerie révolutionnaire de 1791. Ce célèbre slogan, affiché sur le pont du Rhin à Kehl, sera utilisé après-guerre à l’entrée du camp de Schirmeck

Une histoire détaillée de ces événements reste encore à écrire. Cela permettrait notamment de comprendre dans quel contexte les Alsaciens ont fini par renoncer à leurs revendications autonomistes à partir de 1945, alors que celles-ci étaient très vives dans l’entre-deux-guerres. Un climat proche de la terreur et l’arbitraire qui régnait alors, une dénonciation malveillante pouvant entre autre conduire au Struthof, explique certainement pour beaucoup la résignation alsacienne de l’après-guerre(2). Comme le fait remarquer Bernard Wittmann dans sa trilogie historique Une Histoire de l’Alsace, autrement (3), la mémoire française est étrangement sélective:

Malheureusement, en France on perd assez volontiers la mémoire de ses crimes, si importants soient-ils. Ces « trous de mémoire » sont évidemment sélectifs et entretenus.  Ainsi, avant la visite du Struthof par le général de Gaulle le 23 juillet 1960, on prit la précaution d’enlever à l’entrée l’inscription en français « Centre Pénitencier de Struthof». Au point que plus de cinquante ans après les faits ce sujet « sensible » et toujours tabou n’a jamais fait l’objet d’une étude sérieuse et complète. Aucun chercheur de l’université de Strasbourg/Strassburg n’a encore osé ou voulu se pencher sur la sinistre histoire des camps de concentration du Struthof et de Schirmeck sous administration française. Sans doute parce qu’elle est en contradiction avec l’humanisme dont la France se prétend pétrie. La face cachée de la médaille ! Pourtant, des milliers d’Alsaciens y furent soumis à des traitements inhumains, dégradants, aux pires sévices, allant même jusqu’à la mort, et qui en feront pour toujours des écorchés vifs, des êtres brisés à jamais. Même si on ne peut les comparer avec les camps d’extermination nazis, il n’empêche qu’on y comptera sans doute des centaines de morts, suite aux coups et aux mauvais traitements en tous genres.

Selon Roland Oberlé, « les témoignages concordent : le comportement des gardiens français ne le cédait en rien, en violence et brutalité, à celui de la chiourme nazie. De nombreux collaborateurs, mais aussi des Alsaciens internés à tort ont subi des sévices graves. » Et Bernard Schwengler de constater pour sa part : « Il ne s’agissait certes pas de camps d’extermination, comparables aux camps de concentration allemands mais le sentiment de haine et de vengeance qui animait les vainqueurs de 1945, l’idée qu’ils avaient à punir des « traîtres », des « boches », des « nazis », des « bourreaux » entraîna pour les victimes de ces internements une multiplication de mauvais traitements allant jusqu’à des scènes de torture et des assassinats. »

(1)  Suite à  la première guerre mondiale, pas moins 110 000 à 150 000 alsacien-lorrains seront expulsés manu militari vers l’Allemagne. Un tabou parmi d’autres de l’Histoire de France. A lire également sur ce sujet notre page Epuration ethnique 1918-1919. (2) C’est également ce que semble  dire Bernard Wittmann dans Marianne m’a « tuer » p.152 : « Des milliers d’Alsaciens parfaitement innocents et dont le seul crime était d’avoir combattu la politique d’assimilation d’avant-guerre furent internés là-haut et maltraités durant des mois simplement pour les briser avec le dessein de les dissuader de reprendre la lutte pour l’autonomie. E peinlischi G’schicht wie einfach net an s’Licht komme soll! » (3)  Bernard Wittmann, Une histoire de l’Alsace, autrement…E Gschicht zuem uewerläwe, Tome 3, Editions Rhyn un Mosel

Vermächtnis IV: Tyrolia

Posted on mai 4th, 2010 par Unsri Heimet !

Vermaechtnis-TyroliaLiebe Freunde!

Das vierte Werk besteht aus einem Buch mit Musik-CD [...] trägt den Titel « Tyrolia ». Das Buch enthält Tiroler Sagen, die Liedtexte der Musik-CD und ist reichlich bebildert. Die beigelegte Musik-CD ist wiederum etwas ganz besonderes. In 12 Liedern werden die Geschichte Tirols und die Heimat besungen. Ab heute kann Vermaechtnis 4 – Tyrolia mittels Mail unter info@vermaechtnis.at um 30€ plus Versandspesen bestellt werden. Videos, Lese- und Hörproben zum neuen Buch mit CD gibt es auf der Homepage unter: http://vermaechtnis.at/index.php?download4 Auch ist das Buch in der Buchhandlung Weger in Brixen im Süden Tirols erhältlich.

Schöne Grüße!

Euer Vermaechtnisteam

Mehr Infos unter http://www.vermaechtnis.at/

Lebe frei.

Ich weiß genau, welchen Weg ich geh,
Ich weiß genau, zu welchem Ideal ich steh.

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