Posted on avril 20th, 2010 par Klapperstein
A l’heure où la construction européenne (qui représentait pour de nombreux alsaciens un échappatoire au jacobinisme et à la grisaille française) ne cesse de décevoir par son caractère bureaucratique, ultralibéral et antidémocratique, comme en témoigne le contenu du traité constitutionnel de 2005 et la manière dont il a été imposé aux différents peuples européens, il est peut-être temps pour les Alsaciens attachés à leurs libertés de tourner leur regard vers le pays du fédéralisme et de la démocratie directe, et ce d’autant plus que l’organisation politique passé de nos frères alamans, l’ancienne Confédération helvétique (alte Eidgenossenschaft 1291-1798), avait de nombreuses similitudes avec la Décapole alsacienne (elsässisches Zehnstädtebund 1354-1679) .
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La Suisse, modèle efficace

La maison d’édition Kai Homilius (Berlin) vient de publier il y a quelques semaines dans sa série COMPACT un livre intitulé
«Erfolgsmodell Schweiz. Direkte Demokratie, selbstbestimmte Steuern, Neutralität» [La Suisse, modèle efficace. Démocratie directe, impôts déterminés par les citoyens, neutralité]. Il s’agit d’un véritable antidote aux attaques polémiques contre la Suisse. Il a trois caractéristiques:
Il répond clairement à maintes questions de ceux qui s’intéressent à la Suisse, mais il plaira également à tous les lecteurs suisses et les rassurera.
Il est publié par une maison d’édition allemande en collaboration avec un éditeur allemand et donne la parole à de nombreux Suisses. Il s’agit donc d’une collaboration réussie entre la Suisse et l’Allemagne qui se différencie de manière bienfaisante de la politique allemande de confrontation.
Il donne la parole à des membres du Conseil fédéral aussi bien qu’à de simples citoyens. Chacun a son opinion, mais l’ensemble est assimilable à un concert.
Ceux qui cherchent des réponses sincères aux questions suivantes les trouveront dans ce livre.
• Qu’entend-on par souveraineté du peuple en Suisse et quelle en est l’histoire? Quelles sont les institutions que la Suisse a créées en vue de cette souveraineté et quelles conditions humaines ont fait que le modèle suisse est efficace?
• Pourquoi la majorité des Suisses ne veulent-ils pas que leur pays devienne membre de l’UE?
• Quels sont les fondements théoriques et historiques de la démocratie directe de la Suisse?
• Pourquoi le système fiscal suisse correspond-il à la volonté populaire?
• Pourquoi l’armée de milice suisse est-elle un modèle pour la démocratie directe?
• Pourquoi les communes fonctionnent-elles particulièrement bien?
• Pourquoi l’aide humanitaire a-t-elle toujours été particulièrement importante en Suisse?
• Qu’est-ce qui se cachait derrière la campagne de l’or volé des années 1990?
• Qui la place financière suisse dérange-t-elle et quel est le rôle du capital financier international dans les attaques contre la Suisse?
• Quelles méthodes manipulatrices de PR ont été utilisées dans la campagne contre la Suisse?
La liberté a toujours été un des biens les plus estimés en Suisse. Le conseiller fédéral Ueli Maurer en témoigne de manière éloquente. Ce n’est pas la liberté au sens néolibéral du «droit du plus fort», mais la liberté d’individus égaux en droits, une liberté dans la responsabilité à l’égard du prochain, une liberté digne. La Suisse est un pays qui vaut la peine qu’on s’y intéresse.
Jürgen Elsässer/Matthias Erne (éd.): Erfolgsmodell Schweiz. Direkte Demokratie, selbstbestimmte Steuern, Neutralität. 2010. ISBN 978-3-89706-416-4. L’ouvrage contient entre autres des contributions de Cornelio Sommaruga, ancien président de la Croix-Rouge internationale, Nicolas G. Hayek (Swatch Group AG), Rolf Dörig (Swiss Life), Ueli Maurer, conseiller fédéral, Luzi Stamm, conseiller aux Etats, et Walter Suter, ancien ambassadeur de Suisse.
Source : Horizons et débat
Tags: alamans, Décapole, démocratie directe, suisse