3.0" />
Daß Narrenschyff est le titre original de la grande œuvre littéraire du Strasbourgeois Sebastian Brant, La Nef des Fous. Cette satire fut le livre allemand le plus important de la période précèdant la Réforme et resta, jusqu’aux Souffrances du jeune Werther de Goethe, l’ouvrage populaire le plus souvent imprimé. Il fut également le premier livre de langue allemande traduit en anglais. L’éloge de la folie en est dit-on une réponse. Le grand Erasmus y critique notamment le pessimisme de Brant.
Maintenant si vous n’aviez jamais entendu parlé de Sebanstian Brant et de son Narrenschyff, c’est que l’Alsace était peuplé de peuplade plus ou moins celtes avant d’être envahit par les armées translucides du Roi Soleil, que le Saint Empire romain germanique et la prospère Alsace en son sein n’ont jamais vraiment existé, et que de toute façon les Français ont inventé la Liberté en 1789, paradant fièrement dans le tout Paris en brandissant les têtes coupés de quelques vieillards accrochés à des lances. Et puis un point c’est tout.
Tout ça pour dire que Brant n’a pas seulement eu une influence importante sur la littérature allemande et européenne, mais qu’il a également inspiré le magnifique morceau de Reinhard Mey que nous vous proposons ci-dessous. Et n’allez surtout pas penser que ses paroles puissent être interprétés comme une quelconque métaphore du fier navire européen, digne héritier de nos illuminés coupeurs de têtes de la très humaniste Révolution française.
Oui, du fier navire européen, qui entonne gaiement l’hymne à la joie et fait vent de toutes voiles vers l’avenir raduieux des déficites abysaux, du turbo capitalisme heureux, des délocalisations au juste prix, des Droits de l’Homme pour tous, de l’immigration sans fin, de la diversité rédemptrice, des guerres humanistes préventives, et de la grande farce démocratique. Lau, lala, lalala la, lala, la, lalala,lau lalala lalala, lala, lalala la, la, lala,lalala lala la…
Der Steuermann lügt, der Käpitain ist betrunken und der Maschinist in dumpfe Lethargie versunken, die Mannschaft lauter meineinige Halunken, der Funker zu feig’ um SOS zu funken. Klabautermann führt das Narrenschiff, volle Fahrt voraus, und Kurs auf’s Riff ! Lau, lala, lalala , lala, la, lalala,lau lala lalala, lala, lalala lalala, lala, la…
;
Reinhard May – Das Narrenschiff
;
Das Quecksilber fällt, die Zeichen stehen auf Sturm,
Nur blödes Kichern und Keifen vom Kommandoturm
Und ein dumpfes Mahlen grollt aus der Maschine.
Und rollen und Stampfen und schwere See,
Die Bordkapelle spielt „Humbatäterä“,
Und ein irres Lachen dringt aus der Latrine.
Die Ladung ist faul, die Papiere fingiert,
Die Lenzpumpen leck und die Schotten blockiert,
Die Luken weit offen und alle Alarmglocken läuten.
Die Seen schlagen mannshoch in den Laderaum
Und Elmsfeuer züngeln vom Ladebaum,
Doch keiner an Bord vermag die Zeichen zu deuten!
Der Steuermann lügt, der Kapitän ist betrunken
Und der Maschinist in dumpfe Lethargie versunken,
Die Mannschaft lauter meineidige Halunken,
Der Funker zu feig‘ um SOS zu funken.
Klabautermann führt das Narrenschiff
Volle Fahrt voraus und Kurs auf‘s Riff. (Lire la suite…)
Nos amis humanistes rhénans (1) d’Unser Land s’insurgent à juste titre dans le texte ci-dessous de la prochaine loi de finances concocté à Paris avec la complicité désormais proverbiale de nos chers, vraiment trop chers, élus du peuple alsacien :
OPINION: L’Alsace sommée de partager ses ressources.
Les centristes de l’UMP se sont réunis il y a quelques jours pour parler, entre autre, de la justice fiscale et à la fiscalité locale. Fabienne Keller, sénatrice de Strasbourg, et Philippe Richert, président de la Région Alsace participaient aux débats.
Au titre de l’équité entre les collectivités locales, les centristes de l’UMP veulent introduire dans la prochaine loi de finances, qui sera votée à l’automne, des transferts de richesse des régions et départements « riches » vers les régions et départements « pauvres ». Ainsi, les collectivités à potentiel fiscal élevé (entendez supérieur à la moyenne…) seraient sommés de transférer une partie de leur richesse vers les collectivités au potentiel fiscal inférieur à la moyenne.
L’Alsace serait l’une des quatre seules régions à devoir reverser une partie de ses richesses outre-Vosges, tandis que Bas-Rhin et Haut-Rhin feraient partis des vingt-cinq départements dans ce cas.
Il est affligeant de constater que l’on continue à considérer l’Alsace comme une vache à lait alors même qu’elle est une des régions où le chômage a le plus augmenté suite à la crise économique. Autant nous ne remettons pas en cause le principe de solidarité entre régions, autant il n’est pas acceptable que ce mécanisme soit mis en œuvre dans les conditions actuelles.
Rappelons aujourd’hui, que la région Alsace ne perçoit elle-même que 10% de ses ressources. Le reste doit être quémandé à l’Etat. De ce fait, ce nouveau prélèvement ponctionnera encore plus les dernières miettes dont disposait la région…
Ce n’est pas en appauvrissant l’Alsace et en freinant son développement dans une phase critique comme nous la vivons que le reste de la France s’en portera mieux.
Évidement, en ce qui nous concerne, nous remettons en cause le principe de solidarité entre les régions, tout comme nous remettons en cause notre appartenance à la République Française, qui n’a jamais rien apporté de positif à l’Alsace. Surtaxer les Alsaciens (2) est d’autant plus injuste et inacceptable que le coût de la vie en Alsace est plus cher que dans le reste de la France, à commencer par le prix du mètre carré. Le smicard alsacien, qui a déjà plus de mal à se loger et à devenir propriétaire que le smicard français, va ainsi être surtaxé, il l’est déjà mais le sera encore plus, au profit des Français en général, des plus humbles mais aussi des plus riches ! C’est inacceptable et ce n’est malheureusement pas nouveau.
C’est notamment pourquoi les Alsaciens doivent arrêter d’élire des marionnettes aux ordres des partis parisiens qui les représentent si mal , et réclamer un véritable parlement, qui lui seul pourra véritablement défendre leurs intérêts. C’est possible et c’est indispensable. Par rapport à nos voisins des cantons de Bâle-Ville (Basel-Stadt) et de Bâle-Campagne (Basel-Landschaft), par rapport à nos voisins du Land Baden-Württemberg nous sommes une région aux institutions ridicules, n’ayant aucun pouvoir décisionnel, un peuple sans droit, ein Volk ohne Zukunft. Combien de temps encore les Alsaciens accepterons d’être les dindons de la grande farce républicaine et de la pseudo démocratie française ?
Les aspirations à une meilleure démocratie, à l’autonomie et à l’indépendance sont légitimes et nécessaire. Also los von Betrügerei und los von Paris !
(1) Le terme humanisme est devenu un incontournable de la langue de bois contemporaine. Dans le dernier numéro du très officiel Haut-Rhin Magazine, Charles Buttner lui-même déclare être un humaniste rhénan convaincu. Wir gratulieren. (2) La Loi des finances 2011 parle de « quelques dizaines de millions d’euros ». Rien que cela. A quand un fond d’urgence de quelques dizaines de millions d’euros pour l’enseignement de notre Muettersproch en Alsace ?
14. Juli, Trauertag im Elsass
14 juillet, jour de deuil en Alsace
Die Grundlagen der französischen Revolution: Unrecht, Hass und Zwangsassimilation
Les Fondements de la Révolution Française: Injustice, haine et assimilation forcée
« La réaction parle allemand, l’obscurantisme parle bas-breton, l’ignorance parle provençal. »
Die Reaktion spricht Deutsch, der Obskurantismus spricht Niederbretonisch, die Ignoranz spricht Provenzalisch.
Abbé Sièyes (1791)
« Le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton; l’émigration et la haine de la République parlent allemand; la contre-révolution parle italien et le fanatisme parle basque. Chez un peuple libre, la langue doit être une et la même pour tous. » (Der Föderalismus und der Aberglaube sprechen Niederbretonisch, die Emigration und der Hass auf die Republik sprechen Deutsch, die Konterrevolution spricht Italienisch und der Fanatismus spricht Baskisch. In einem freien Volk muss die Sprache für alle ein und dieselbe sein.)
Bertrand de Barère de Vieuzac (1794)
14. Juli, NAI märzi, Dolle sìn mìr kenni ! Mìr fiire nìt d’mìt !
Über die Freiheit / de la Liberté
Freiheit und persönliche Freiheit für jedermann sind seit den Anfängen des Landes im 13. Jahrhundert in der Schweizer Seele verankert – lange bevor die Französische Revolution sie in den Vordergrund rückte. Die persönliche Freiheit des Bürgers ist oft wichtiger als die des Staates. Um es deutlicher zu sagen: Der Staat hat dem Bürger zu dienen und nicht der Bürger dem Staat. Sie sind Teil der wesentlichen Grundsätze, welche die Schweizer hoch schätzen. Es ist kein Zufall, dass Voltaire und viele andere in die Schweiz flohen, um frei schreiben und reden zu können.
La liberté et la liberté individuelle pour chacun sont gravées dans l’âme suisse depuis les origines du pays au XIIIe siècle, bien avant que la Révolution française ne les mette au premier plan. La liberté individuelle du citoyen est souvent plus importante que celle de l’Etat. Pour être plus clair: l’Etat doit être au service du citoyen, et non le citoyen au service de l’Etat. La liberté est partie intégrante des principes les plus chers aux Suisses. Ce n’est pas un hasard si Voltaire et bien d’autres ont cherché refuge en Suisse, pour pouvoir écrire et parler librement.
Über die europäische Union /de l’Union Européenne:
L’Union européenne nous est alors plus ou moins apparue comme une lourde machine, un méli-mélo bureaucratique et plus ou moins chaotique et de concepts idéologiques, sociaux, économiques et, pour une part, financiers, pendant que tout le reste était laissé au hasard, à la Providence et aux générations à venir.
Es erschien uns dann als schwerfällige, bürokratische und mehr oder weniger chaotische Mischung von ideologischen, sozialen, wirtschaftlichen und zum Teil finanziellen Konzepten, während alles andere dem Zufall, Gott und künftigen Generationen überlassen wurde. (Lire la suite…)
Vum Schwitzerländel bis zuem Lauterstrand
Vum Donon driwe bis zuem Rhin
Fiehl ich mit alle Mensche mich verwandt
Un do isch alles, alles min !
Solang e Burri uf’m Berri steht
Solang noch d’Ill durch d’Matte schlicht
Solange Bue mit sinem Maidel geht
Un z’nachts ihm sini Sehnsucht bicht…
Solang noch’s Minschter in de Himmel ditt
Mit sinre rote Sandsteinhand
So lang verstoss ich mini Heimet nit
So lang g’hoer ich zuem Elsassland !
Solang e Strässel sich durch d’Rewe wind’t
Vun Dorf zue Dorf, vun Hang zue Hang
Solang noch Hoffnung üs’em Fläschel rinnt
Solang noch Hopfe kraddelt an de Stang
Solang noch einer frej in offe redd
Solang e Wort noch ehrlich klingt
Solang min Ländel noch e Sänger het
Wo sini alte Lieder singt…
Solang noch einer stolz un ufrecht lauft
Un sich nit duckt, wie d’Wändele
Soland nit jeder sini Seel verkauft
Fer Plätzle, Geld un Bändele…
Etwas neues bei Elsasswear ! Du nouveau chez Elsasswear ! Den Naturfreunden und Förstern gewidmet, dieses neue Tshirt beruft sich an eine bekannte Wildblume unserem Ländel. Dédié aux amoureux de la nature et aux forestiers, ce nouveau tshirt rappelle une plante médicinale bien connue de notre région. Es ist in zwei Farben, Schwarz und Grün, verfügbar. Disponible en deux couleurs, noir et vert.


Blick auf den Hirsch des hlg. Hubertus, den Tannenwald und den grossen Bär
Detail sur le cerf de Saint Hubert, la forêt de sapins et la grande ourse
Bestellung nur auf/Commande exclusivement sur
Die elsässische Kultur ist zwar übel zugerichtet, aber vielleicht nicht mehr lange. Denn es liegt nur an uns Elsässer, um die Sache zu ändern. Da machen wir ein bißchen Werbung für die Countryband, d’ Schlàbba Ritter. Und noch ein kleines schönes Musikstück : Jeder Wäij, bringt mich Heim. Sozusagen Sweet home Alabama in der Originalfassung ! Viel Spaß beim Hören.
Grenzelos, l’album des Schlabbe Ritter
Sans frontière, le nom de l’album des Schlàbbe Ritter va peut-être surprendre, mais finalement lorsque l’on sait ce que l’on est, ce qu’être Alsacien veut dire, on peut alors se moquer des frontières et être à sa façon « grenzeloos ».
Pour l’Alsace, cela prend aussi une autre signification, car on peut ainsi se sentir alsacien et rhénan, des sources du Rhin, en passant par ses chutes, jusqu’à son delta aux Pays Bas.
Mais le plus important, c’est ici le résultat. L’album du groupe se finit par « Schaffe find ich zue schwer », reprise alsacienne de « travailler, c’est trop dur ». Clin d’œil local sans doute tant on perçoit tout au long du CD un travail d’arrangements qui a du nécessiter des heures de labeurs et peut-être aussi de longues soirées à refaire l’Alsace autour d’une guitare et d’un stam.
D’Schlábbe-Ritter, mémorisez ce nom ! Vous avez là un nouveau groupe dont le talent et les messages plairont aux Alsaciens.
Issus de la Hundsnation, à savoir Schillike-Bische-Hehne qui avait déjà porté les Scheligemer, ils assument une musique faite de ballades, complaintes et rocks piochés dans l’Ouest américain pour mieux entamer ici une salutaire « ruée vers l’Est ». Jean Paul Stephan, Dany Voltz et Christian Wendling font résonner batteries, claviers et guitares pour mieux porter la voix reconnaissable entre toutes de Jean Luc Ulrich.
Des textes d’Henry Mertz comme « Min Elsassland », d’Alfred Schaeffer, appellent à une Alsace rebelle et de caractère. Jean Luc Ulrich complète le message par des paroles dont il a le secret et qui habillent ici chansons traditionnelles et musiques de Johnny Cash, Bob Seger ou du folklore acadien.
Les D’Schlábbe-Ritter ne sont pas dénués d’humour, mais ils sont tout simplement fiers d’être alsaciens et heureux de chanter tout haut ce qu’ils pensent. Leurs paroles sont ainsi claires et précises. Ainsi dans « Indianer », comment ne pas réfléchir : «Indianer sin mir. Dass mir alli lang Elsasser bliiwe, mir lonn uns nit in Reserve Driiwe » ! Si « Jeder Wäj bringt mich heim » ou « Geje de Wind » nous rappellent nos racines et notre anticonformisme, les textes flirtent aussi avec l’actualité et ne pardonnent rien au centralisme parisien, au politiquement correct et à une Alsace qui parfois se laisse trop faire. Un CD heimlich et vivifiant donc pour celles et ceux qui ont l’Alsace au cœur et qui sont fiers d’en être.
Enfin, comme se demande la chanson « D’Müetersprooch », « weer saat denne mir d’Letschte sin » ? Pas nous et pas ceux qui font vivre l’Alsace et agissent pour elle ! Voilà pourquoi cet album mérite sa place dans votre discothèque.
h
Jeder Wäij, Bringt mich Heim
In dis Lànd wo ich g’höer
In min Elsàss, Minni Heimet
Jeder Wäij, bringt mich Heim
Immer widder, immer wànder
Durich Ländle, ein’s so schöen wie’ s’ànder
Gibt’s au Sorje, egàl wo isch bin
Denk ich à min Elsàss, de Rescht het doch kenn Sinn
Jeder Wäij……
Ich hàb’ noch so làng ze fàhre
Bis ich endlich, ebbs ànders kànn màche
Kümm isch’s so witt kummt widder ebbs dezue
Doch àm e schöene Daa geht’s endlich heimwärts zue
Jeder Waïj…….
Ich höer e Stimm üss’m Radio so im hintergrund
Errinnert mich dàs ich noch so witt vun d’Heime bin
No fàhr ich àwwer Berri àb so schnell wie’s numme geht
Bis ich de Müensterzippfel sieh !
Jeder Wäij…

Faire de l’Alsace un canton intégré à la confédération helvétique, en voilà bien une schnàppsidee ! Il est vrai que réunis au Stàmmtisch, autour d’un quart de pinot ou d’un Seidel pour refaire le monde l’espace d’un instant, l’idée peut faire sourire… voire grincer des dents. Quoique. Das Elsass als 27. Kanton ? Mr sin eifàch nit dagega. Or, il s’agit pas là d’une blague de comptoir mais bien d’une proposition suisse… et c’est très officiellement que le conseiller jurassien Dominique Baettig (UDC/SVP) à déposé le 18 mars dernier au Nationalrat (Berne) un texte de loi – cosigné par 28 autres conseillers – allant dans ce sens. Nous notons que les rares médias alsaciens qui ont évoqué l’affaire se sont bien gardés d’approfondir le sujet. Nous vous livrons le contenu de cette motion.
Considérant le manque d’intérêt de la classe politique nationale et européenne dont souffrent certaines régions limitrophes , leur volonté croissante d’obtenir de l’autonomie par rapport à l’Etat central (ou Bruxelles), le Conseil fédéral est chargé de proposer dans les meilleurs délais à l’Assemblée fédérale, un cadre constitutionnel et légal opérationnel, qui permettrait éventuellement, si une majorité de la population en faisait la demande, aux Départements, Provinces et Länder limitrophes [...] qui ont déjà exprimé un tel intérêt démocratique de par le passé, de rejoindre la Confédération helvétique en qualité de nouveaux cantons suisses, avec, à la clé, le Droit d’Initiative et de Référendum, avantages d’un système de démocratie directe. Ces régions limitrophes disposent d’une longue tradition et volonté politique de souveraineté de leurs citoyens, de démocratie de proximité, à échelle humaine [...]. Il s’agit d’un signe politique d’ouverture à l’extension d’un modèle de souveraineté suisse, proactif, plutôt que de laisser l’initiative du grignotage d’adhésion à l’Union européenne, dont les institutions centralisatrices sont coupées des aspirations de ses citoyens.
Au delà de la proposition, il s’agit avant tout d’un cruel constat. Car L’Alsace, bien plus encore que d’autres régions limitrophes, souffre d’un grave déficit démocratique . Et c’est bien là la problématique majeure. Ses libertés politiques et son autonomie ont été au fil de l’Histoire fortement malmené par Paris. Terribles conséquences de l’uniformisation hexagonale pour notre petit pays zwische Rhyn un Vogese qu’être devenu années après années le nain économique et pour tout dire le parent pauvre de l’espace rhénan, après avoir perdu petit à petit son identité propre, sa langue et son âme. Et nous avons évidemment le député-maire du coin, du Dreieckland en l’occurrence, l’inénarrable Jean-Luc Reizer, qui s’empresse d’affirmer que nous sommes « de bons français » (1) et que « nous entendons bien rester citoyens de la République française ». Ben voyons! Noch einer wu sin Bändala verdiennt het.
Et notre motion, qu’est-elle finalement devenue? Elle fut sans grande surprise rejetée le 19 mai dernier par le Conseil Fédéral qui a sagement répondu que:
donner aux régions limitrophes à notre pays la possibilité de rejoindre la Confédération suisse serait un acte politique inamical, que les Etats voisins pourraient considérer, à juste titre, comme provocateur. Elle nuirait donc de manière grave aux relations avec les Etats concernés.
Alors, non, ‘s Elsass ne sera pas, sans doute pas, après le Jura, le 27ème canton suisse. So schlimm isch ‘s nit. Car l’intérêt de cette motion n’est pas tant pour les Alsaciens leur l’intégration dans la Confédération que le développement d’une réel démocratie en Alsace. Car la démocratie n’est dans les faits nullement incarnée par les républicains parisiens et les bureaucrates bruxellois. Derrière l’invocation constante et de la République, des Droits de l’Homme et de l’Europe se cache en fait la mise à mal de la démocratie et des libertés politiques les plus élémentaires qui devraient lui être consubstantielles. Face à l’usurpation démocratique (2) que nous subissons, gardons en nous l’esprit (3) des Confédérés, celui des hommes libres des Waldstätten, à la fois droit et rebelle; il aidera grandement les Alsaciens à retrouver leur fierté et leurs libertés, pour redonner enfin à leur Heimet un destin digne de ce nom.
(1) Jean-Luc Reizer, député-maire à vie d’Altkirch, devrait peut-être aussi rebaptiser Altkirch en Vieille Eglise, témoignant ainsi de ce que les Sundgauviens seraient enfin devenus « de bon français » comme les autres !
(2) Cette usurpation est malheureusement rependue dans presque tous les grands pays occidentaux, où l’absence de démocratie direct et la prédominance toujours plus fréquentes des scrutins majoritaires sur les scrutins proportionnels montrent que ces démocraties sont sur le plan institutionnel en service minimum. Elles sont en fait des oligarchies à caution démocratique. En témoigne l’évolution récente et en cours du scrutin des Régionales en France. Après avoir monter en 2004 la barre permettant d’être élu de 5% à 10%, le gouvernement est en train de changer ce même scrutin proportionnel en scrutin majoritaire. Ce qui représente deux régressions démocratiques consécutives.
(3) Nous pensons également à celui des paysans révoltés du Bundschuh et des freien Reichstädten de la Décapole, qui en étaient proche.
Motion complète en français und auf deutsch ci-dessous:
In der Nacht vom 11. auf den 12. Juni 1961 wurden in Südtirol 37 Strommasten gesprengt. Wie dieses Ereignis in dem folgenden Lied erwähnt wird, wurde dieser Tag Feuernacht genannt. Die Feuernacht bildete den Höhepunkt der Anschläge des Befreiungsausschuss Südtirols.
Wenn Sie sich für die Geschichte Südtirols interessieren, können Sie in unserem Lädele das letzte Buch von Bernard Wittmann « Südtirol – Elsass, Histoire croisées » erwerben.
Feuernacht
46 glaubt Tirol, es sei soweit,
Süd-Tirol würde vom Besatzer befreit.
Doch da hatten wir uns alle schwer geirrt,
unsre Heimat wurde immer mehr italianisiert.
57 auf Schloss Sigmundskron,
verlangte unser Volk das Los von Rom.
Die Freiheit, die haben wir bis heute nicht bekommen,
Süd-Tirol wurde in die Knie gezwungen.
61 stürzten Masten in unserem Land,
Feuernacht wird dieser Tag von nun an genannt.
Starke Männer, sie waren zu Allem bereit,
Für den Widerstand war es höchste Zeit.
Für die lang ersehnte Freiheit.
Jetzt gatt ‘s lànga mìt dana Walscha
Jetzt gatt ‘s lànga mìt dana Fàlscha
Dia luaga uns àà fer dummi Flàscha
Un mìr Idiota mìr glatscha
Mìt dana Kaïwa
Kenna mìr nìt ewerlawa
Dia drüdla àn unsra Fàss
Un hàn fer uns noch Hàss
Oh dü mi scheena Lànd
Dia drucka uns àn d’Wànd
Isch dàss nìt àllerhànd ?
Sogàr a grossi Schànd
Dia namma nie àm Hàls
Stahla uns dr Sàlz
Alles ìsch bàll gànz plàtt
Het denn ‘s Elsàss no nìt sàtt ?
ggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggggg gY.Wesselmann